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Alexis Tournier : Comprendre la voyance

Par Anne Fiori

Comprendre la Voyance

« La voyance peut –elle s’expliquer ? », telle est la question que pose Alexis Tournier, voyant, remote wiever, conférencier et auteur, dans son dernier livre « Comprendre la voyance », paru aux éditions Trajectoire.

À travers le prisme de l’histoire, de la science mais aussi grâce à une enquête de terrain menée aux côtés de nombreux voyants, ce livre nous permet de faire tomber en poussière les vieux clichés. Et de ramener la voyance au rang d’une faculté commune à tout être humain.

Rencontre.

 

Le livre « Comprendre la voyance », est le fruit de votre propre travail d’enquêteur sur les phénomènes psi. Depuis quinze ans, en parallèle à votre propre activité de voyant à Lyon, vous menez en effet des recherches sur cette thématique…

J’ai toujours eu ce besoin de comprendre le sens caché de certaines choses. Jeune adulte, après des études scientifiques, je me suis dirigé vers une carrière d’ingénieur. Et puis la voyance, ce phénomène étrange, impalpable, est venu changer ma vie.

Il n’empêche que ce goût pour la science est resté là ancré en moi. À l’âge de 20 ans, je me suis dit « d’accord, tu es voyant, cela paraît un peu dingue mais vas-y, cela ne t’empêchera pas d’essayer de comprendre ».

Très rapidement, j’ai participé à différentes expériences au sein de l’Institut Métapsychique International (IMI). Puis  j’ai rencontré Alexis Champion, fondateur et Directeur de la société IRIS Intuition Consulting.  Cela fait maintenant des années que nous travaillons ensemble sur plusieurs projets, que ce soit en archéologie ou pour des entreprises.

En parallèle,  je me suis perfectionné en me formant au Controlled Remote Viewing, aux États-Unis, auprès de l’instructeur Paul H. Smith et du viewer militaire Lyn Buchanan.

Pour expliquer ce qu’est le Remote Viewing, je pourrais dire simplement qu’il s’agit d’un protocole de travail. Il est  établi grâce à la  recherche scientifique et il demande que le voyant  travaille en aveugle sur les cibles qu’on lui propose : lieu, objet, personne ou une autre problématique.

Celui-ci est donc placé en état de privation sensorielle totale, afin d’éliminer tout ce qui pourrait relever des communications implicites et explicites. Pour l’anecdote, cette méthodologie a été utilisée pour former des militaires à l’espionnage intuitif (à distance), notamment aux États- Unis à travers le programme Stargate.

En un mot, je ne suis pas un voyant classique, qui se contente d’exercer son talent, sans se poser de questions.

Cela fait maintenant 17 ans que j’exerce mon métier, qui est une passion et durant tout ce temps, j’ai donc pu rencontrer beaucoup de monde, comme je viens de vous l’expliquer, en raison de mes affinités avec le monde scientifique.

Dès le départ, je me suis posé une question : « que voit un voyant lors d’une consultation ? ». D’où viennent ces informations? Sont- elles le fruit d’une intuition ou la forme d’une déduction inconsciente ? Je vivais ce phénomène, je constatais qu’il fonctionnait mais je voulais savoir pourquoi et comment. Cela m’a aussi permis de me rassurer dans mon cheminement et d’optimiser mes propres facultés extrasensorielles.

Je me suis dit qu’il pouvait être judicieux de mettre toutes ces connaissances, à la portée de ceux qui souhaitent aussi comprendre ce qui de prime abord semble inconcevable.

Pourquoi en France, les phénomènes psi ne sont-ils pas étudiés librement alors que de l’autre côté de l’Atlantique, ils ont réussi à attirer l’attention de la communauté scientifique ?

En effet, aux États-Unis, ils sont étudiés depuis fort longtemps. Regardez, le programme Stargate est un exemple parlant. Celui-ci a été arrêté en 1995 et nous savons que des études de ce genre sont en cours actuellement en Chine et en Russie.

En France, les phénomènes extrasensoriels sont mal vus car ils ont un caractère « populaire ». L’intelligentsia ne va pas s’intéresser à ceci car 80% des activités liées au paranormal sont souvent explicables ou entachées par la supercherie. Donc la communauté scientifique met finalement tout le monde dans le même bateau et détourne son regard.

Quelques scientifiques osent cependant travailler sur certains phénomènes…mais ils le font dans l’ombre, à l’aide d’un pseudo généralement.

Cependant, je ressens que les choses évoluent doucement. La parapsychologie se fait happer par des disciplines de « science dure » telles que la physique quantique, les neurosciences, l’astrophysique…

Ces champs d’études se retrouvent un jour ou l’autre confrontés à des problématiques carrément métaphysiques, dans lesquelles ce qui apparaît « paranormal » devient normal.

 

Alexis Tournier, voyant, conférencier et auteur

 

Vous consacrez un chapitre sur la voyance au service de la police. Et vous mettez en lumière le parcours incroyable de « voyants enquêteurs » …

La voyance employée dans le cadre d’enquêtes de police existe dans de nombreux pays. Souvent, cela ne se dit pas mais parfois (là encore comme aux États-Unis) cette « coopération » est connue de tous, elle est entrée dans les mœurs.

Je me suis intéressé à plusieurs enquêteurs, dont le célèbre Pat Price. Officier de police en Californie dès les années 1970, il a mis ses facultés de voyance au service des enquêtes de police dont il avait la responsabilité.

Il retrouvait les voitures volées, il donnait les noms des voleurs et des criminels... Il s’est fait connaître à ses débuts en donnant le nom du ravisseur qui avait enlevé Patricia Hearst, une jeune fille issue d’une famille connue,  le 4 février 1974. Cet enquêteur, au vu de toutes les informations qu’il a pu donner, a été mis malgré lui sous les feux des projecteurs. Durant toute sa carrière, son sixième sens lui a permis  de faciliter la résolution d’enquêtes complexes.

Dans ce chapitre, je parle aussi de la célèbre Noreen Renier qui a régulièrement collaboré avec les services de police et le FBI. Elle a travaillé sur près de 600 enquêtes difficiles : meurtres non élucidés, disparitions mystérieuses…Sur la moitié de ces dossiers, elle a réussi à apporter sa lumière, ce qui a permis de relancer les enquêtes et de faire aboutir quelques-unes d’entre elles. Noreen Renier raconte son parcours dans son livre « A mind of murder ». Elle a en quelque sorte construit sa propre légende.

À travers ces exemples, on peut constater que la voyance peut être très  utile pour les services de renseignement et de police, lorsqu’elle est encadrée. Il est dommage à mon sens de se priver de telles ressources, surtout à notre époque actuelle.

Vous avez fait un état des lieux de la voyance en France…Quel est le verdict ?

Les voyants déclarés ont tous les âges. Ils pratiquent souvent la voyance comme une seconde activité, ou après un parcours professionnel très différent. Il y a beaucoup de monde dans ce secteur.

Il est facile de s’installer aujourd’hui avec le statut autoentrepreneur mais il est quand même difficile de vivre avec la voyance pour seule activité.

Celles et ceux qui ont démarré dans les années 80 et 90 ont eu plus de facilité à construire leur carrière. Ils ont travaillé sur le long terme pour bâtir leur clientèle, sans le recours à internet (qui n’existait pas !).

De nos jours, le marché de la voyance est masqué par toutes ces plateformes de voyance sur internet. Ce monde est opaque.

C’est un peu comme la problématique des supermarchés qui « mangent » les petits commerçants de quartier.

Fort heureusement, il existe encore des consultants qui préfèrent consulter leur voyant qui possède un cabinet, une adresse bien définie.

En prenant du recul, j’ai voulu montrer qu’il existait une offre importante et que tout le monde y trouve finalement son compte.

Les consultants qui veulent avoir recours à un « voyant-artisan », bien en chair en face d’eux, et ceux qui misent sur la rapidité du service rendu et qui se rendent donc sur ces plateformes qui inondent le secteur.

L’activité de voyance n’est réglementée par aucune forme de législation. Vous pointez du doigt cette faille…

En effet, aucune loi, aucune certification ne vient établir ce qu’est un praticien ou une consultation.

Je pense qu’il sera très difficile de mettre en place une réglementation, si en parallèle, il n’existe pas une instance de recherche scientifique sur ce sujet.

Pour commencer, il serait bien de réaliser une étude sociologique sur la voyance. Cela permettrait de valider l’efficacité de la voyance. Les pouvoirs publics  pourraient alors s’emparer du dossier et travailler à la mise en place d’une réglementation.

N’importe qui peut s’installer du jour au lendemain s’installer comme voyant, sans avoir entre les mains des connaissances tant sur le plan de la psyché humaine, que sur l’exercice de ce métier.

Une instance de formation pourrait aussi voir le jour, afin de guider les praticiens. La majorité des voyants sont des autodidactes.

Si une réglementation existait enfin, alors ce métier pourrait bénéficier d’une véritable reconnaissance.

Pour vous faire sourire, regardez : de nombreux hommes politiques font appel aux services des voyants et des astrologues alors que ces derniers n’ont aucun statut, aucune identité propre. C’est tout simplement surréaliste !

 

Alexis Tournier

Voyant, conférencier et auteur

Consultation en cabinet et par téléphone

téléphone 25000 BESANCON

téléphone04.37.64.63.08

sitewww.alexistournier.com

 

 

 

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Publié le Lundi 11 Avril 2016