Divinités et
devinettes
Devin, divin,
divination et
devinette : tous ces
mots ont la même
racine. Pour deviner
les événements futurs
il fallait, pour nos
lointains ancêtres,
être dans le secret
des dieux. Croyant que
la nature était
d'essence divine, ils
étaient persuadés
qu'il leur suffisait
de lire dans le grand
livre cosmique du
minéral, de l'animal
et du végétal pour
deviner quels obscures
destinées les
divinités tramaient
pour nous. C'est
pourquoi la divination
était une pratique
sacrée, religieuse.
Dans cet univers
global d'où le hasard
était exclu, tout
pouvait faire signe,
tout était susceptible
de témoigner de la
volonté des dieux,
d'être trace de
l'avenir, matière à
oracle, à prophétie, à
prédiction : les
cycles réguliers des
saisons, du Soleil, de
la Lune et des
planètes, bien sûr,
mais aussi le rêve
d'un homme, le vol
fugitif d'un oiseau,
la forme d'une
feuille, d'un nuage ou
des lignes d'une main,
la disposition d'une
poignée de cailloux
jetée sur le sol,
l'état des viscères
d'un bouc sacrifié...
La soif de connaître
l'avenir et
l'imagination humaine
n'ayant apparemment
pas de limites, on
découvrit ou inventa
au cours des siècles
de nouvelles
techniques de
divination : le Y-King,
les tarots, le marc de
café, le pendule ou la
boule de cristal pour
ne citer que
quelques-unes des plus
utilisées et les plus
connues. Aux yeux des
scientifiques
modernes, toutes les
méthodes utilisées
pour prédire l'avenir,
que ce soit
l'astrologie ou les
diverses formes de
voyance, sont mises
dans le même sac et
passent pour de la
charlatanerie, de la
superstition, du
"paranormal", de
la mentalité magique
prélogique. Cela
n'empêche nullement
les salles d'attentes
des voyantes d'être
bondées et les
magazines remplis de
prédictions
horoscopiques.
"Normal" et
"paranormal"
Pour la science
officielle actuelle,
il n'existe que deux
catégories de
phénomènes : les
"normaux" et les
"paranormaux".
Comment les
scientifiques
orthodoxes s'y
prennent-ils pour
différencier les
premiers des seconds ?
Ce n'est pas
compliqué. Les
phénomènes
"normaux" peuvent
être expliqués par les
connaissances
contemporaines,
produits et reproduits
en laboratoire et
analysés en termes
statistiques, alors
que les phénomènes
"paranormaux" ne
seraient que des
illusions jaillissant
au carrefour où se
croisent les lois du
hasard, les fourbes
manipulations des
charlatans et les
délires des faux
prophètes. Et
pourtant...
L'humanité,
heureusement pour
elle, n'est pas
constituée
exclusivement de
membres purs et durs
d'académies de
sciences sans
conscience. Il y a
aussi tous ces gens
qui ont un jour ou
l'autre constaté qu'un
parent avait
d'étranges intuitions
de l'avenir ou des
rêves prémonitoires
sans pour autant en
faire commerce ou qui
ont consulté une
cartomancienne qui
semble bien avoir un
"don".
Certains connaissent
même des astrologues
sérieux, c'est vous
dire...
Que la science
officielle les nie ou
les ignore, que les
charlatans de
l'irrationnel en usent
et abusent, les
savoirs non reconnus
et les phénomènes
étranges existent bel
et bien. Laissons pour
l'instant de côté
l'astrologie, qui n'a
rien à voir
directement avec les
pouvoirs
"psi"
(un individu n'a
absolument pas besoin
de
"pouvoirs psi"
spéciaux pour étudier
ou pratiquer cette
science naturelle
méconnue), et
intéressons-nous à ce
qu'il est convenu
d'appeler la
"voyance".
Le
monde étrange des
pouvoirs "psi"
D'un côté, on a la
voyance, aussi appelée
précognition (capacité
à prédire des
événements à venir) et
la rétro cognition
(capacité à "voir" des
événements du passé)
et la clairvoyance
(capacité à percevoir
en esprit des
personnages, des
décors et situations
se situant en des
lieux hors de portée
physique du sujet) ;
et de l'autre côté la
télépathie (capacité à
communiquer à distance
sans utiliser les
moyens de transmission
dits "normaux") et la
télékinésie ou
psychokinésie
(capacité à agir
"psychiquement", à
distance, sur des
objets de toute
nature).
D'innombrables
expériences sérieuses
ont été faites, qui
montrent que tous ces
phénomènes existent,
mais qu'ils sont d'une
nature si subtile, si
ténue et si
discontinue qu'il est
extrêmement difficile,
voire impossible de
les faire se produire,
et surtout se répéter
consciemment et
volontairement. La
raison en est simple :
ils échappent le plus
souvent, comme la
majorité de ce qui
nous arrive durant nos
courtes vies, à notre
conscience et à notre
volonté...
La
voyance, faut voir...
L'une des meilleures
définitions de la
voyance a été donnée
par le chirurgien et
biologiste Alexis
Carrell dans son livre
L'Homme, cet inconnu :
"Les
voyants saisissent,
sans l'intervention
des organes des sens,
les pensées des autres
personnes. Ils
perçoivent aussi des
événements plus ou
moins éloignés dans
l'espace et dans le
temps. Cette faculté
est exceptionnelle.
Elle s'exerce sans
effort, et de façon
spontanée. Elle est
simple à ceux qui la
possèdent". La
voyance est donc en
quelque sorte un
"sixième sens" ou une
forme supérieure
d'intuition réservée à
de rares privilégiés.
Ce don est-il inné ?
Nombreux sont ceux qui
le pensent. Mais
d'autres estiment que
chacun de nous dispose
de ce sixième sens
plus ou moins enfoui,
endormi dans les
profondeurs de notre
inconscient, et qu'il
est possible de le
réveiller par
l'intermédiaire de
certaines pratiques.
A
l'heure actuelle, rien
ne permet de trancher
en faveur d'une
hypothèse ou de
l'autre.
On distingue deux
formes de voyance : la
voyance
"pure"
et la voyance
"avec
support". Les
voyants et voyantes
"purs"
exercent directement
leur don, sans
intermédiaire, alors
les autres ont besoin
de divers supports
comme les cartes du
tarot, le pendule, la
boule de cristal, le
marc de café, etc. Ces
"supports de voyance"
n'ont rien de
magique : les tarots
ne sont que des
rectangles de carton
imprimés, les pendules
de banals objets de
cuivre ou de laiton et
les boules de cristal
ne contiennent aucune
vision. Sans les
pouvoirs exceptionnels
que le cerveau d'un
voyant projette à
travers eux, ce ne
sont que d'inutiles
accessoires incapables
de dévoiler quelque
avenir que ce soit. La
voyance est d'ailleurs
exactement l'inverse
d'une pratique
magique : elle se
contente de prédire le
futur sans volonté de
le modifier, alors que
la magie prétend
pouvoir le modifier
sans se soucier de le
deviner...
Le
"portrait-robot" du
voyant
Les parapsychologues
qui ont testé en
laboratoire le
"sixième sens" des
voyants ne sont pour
l'instant pas parvenu
à identifier d'où il
vient et comment il
fonctionne. L'unité de
recherche psi de
l'université de
Toulouse a aussi
essayé de définir un
"profil moyen" du
voyant : existerait-il
des caractéristiques
communes aux divers
individus possédant
réellement ce don ?
Après avoir fait
passer des milliers de
tests aux sujets les
plus divers, les
chercheurs n'ont
trouvé que des
réponses floues et in
évidentes. Ce qui est
certain, selon le
directeur de ce
laboratoire, Yves
Lignon, c'est que
"ceux
qui obtiennent les
scores les plus élevés
sont, presque
toujours, ceux qui ont
le sentiment de
répondre n'importe
quoi, au hasard, sans
la moindre intuition".
Les vrais voyants
seraient donc pour la
plupart des individus
qui ne se définissent
pas comme tels et qui
n'ont pas conscience
d'avoir un
"sixième sens".
Avis aux consultants
des centaines de
"madame Irma" qui
font commerce de leur
"don" :
les phénomènes de
voyance apparaissent
plus facilement "par
hasard" que par les
effets d'un
"don"
prétendument cultivé
et contrôlé !
Le
cerveau et la voyance
On ne sait pas de
quelle nature est
"l'information psi".
Il s'agit probablement
d'une énergie
extrêmement faible et
subtile, et surtout de
caractère discontinu,
intermittent :
personne n'est voyant
24h00 sur 24... ce qui
signifie que la
majorité de ceux qui
se disent
"voyants" et qui
reçoivent leur
clientèle aux heures
de bureau ne
"voient" la
plupart du temps rien
d'autre que ce que
leur suggèrent les
fantaisies de leur
imagination ou, au
mieux, leur intuition.
Les
neurophysiologistes
pensent que c'est
l'hémisphère droit de
notre cerveau, celui
qui commande aux
sentiments et aux
émotions et qui est le
plus actif chez les
animaux et les
peuplades primitives,
qui serait concerné
par le phénomène de
voyance. En effet, les
voyants ont souvent
aussi un don de
télépathie, et l'on a
constaté que
l'hémisphère droit du
cerveau est
"excité" au moment
où se manifeste la
mystérieuse relation -
sans doute de nature
télépathique - qui
relie une mère à son
petit bébé et
l'éveille aussitôt
qu'il a besoin d'elle.
Ceux qui, comme la
jeune maman ou le
primitif, sont plus
proches de l'état de
nature seraient ainsi
plus doués pour les
communications
paranormales et la
voyance... La seule
chose certaine est que
le phénomène de
voyance n'a rien à
voir avec la race, le
niveau socioculturel
ou intellectuel, que
les drogués, les
malades mentaux ou les
sujets sous hypnose
ont des résultats
nettement négatifs.
Les
conditions favorables
à la voyance
Les expériences et
tests menés par des
psychologues sérieux
ont permis de mettre
en évidence un certain
nombre de conditions
qui favorisent la
voyance. Il y a tout
d'abord le facteur
âge : les enfants et
adolescents de moins
de 18 ans peut-être,
comme disait Rimbaud,
parce qu'"on
n'est pas sérieux
quand on a dix-sept
ans"...) et les
personnes âgées de
plus de 70 ans
obtiennent
statistiquement de
meilleurs résultats
que les autres
tranches d'âge.
Autre facteur
important : l'état
d'esprit. Des tests
qui ne laissent aucune
place à
l'autosuggestion ont
démontré que plus les
individus croient à la
réalité de la voyance,
et plus leurs
résultats statistiques
aux tests de
précognition sont
bons, alors que c'est
l'inverse pour ceux
qui n'y croient pas.
Une autre condition
favorable et même
déterminante est
l'ambiance, le climat
au sein duquel se
déroulent les tests de
voyance. Les sujets
les plus doués voient
leurs résultats
baisser, voire leur
don disparaître s'ils
sont plongés dans un
milieu hostile ou si
les relations entre
les participants aux
tests sont
conflictuelles ou
agressives, alors
qu'ils sont nettement
au-dessus de la
moyenne si l'ambiance
est amicale,
harmonieuse, porteuse,
détendue.
Voici ce qu'en conclut
l'ex-journaliste de
Science & Vie Jacques
Prezelin, auteur de
Branché psi, un
remarquable ouvrage
sur les phénomènes
paranormaux :
"Tous
ces traits débouchent
sur le seul caractère
connu capable de
favoriser la
réalisation des
phénomènes
paranormaux : un
climat de détente,
d'amitié, de
confiance, d'abandon
intérieur aussi total
que possible. Et dans
lequel ne subsiste
aucune espèce de
tension, soit
intérieure - exemple :
la peur de ce type
d'expérience ; soit
collective - exemple :
l'agressivité d'une
partie du groupe
envers l'autre,
l'hostilité à l'égard
de l'expérience... et
des expérimentateurs.
Tout le contraire, en
somme, de ces
"surpuissances"
psychiques dont
devins, mages,
sorciers, gourous ,
médiums et autres
charlatans des
supermarchés de la
voyance, prétendent
disposer à force de
volonté, concentration
et autres panacées de
la fausse
spiritualité".
L'influence de la Lune
et la voyance
Aucun parapsychologue
n'a jamais eu l'idée
de faire les thèmes
astraux des sujets
doués pour la voyance.
Par contre, les
astrologues l'ont
fait, et il apparaît
que ceux qui ont ce
don sont
majoritairement nés
sous une forte
influence lunaire
(lever, coucher,
culmination supérieure
ou inférieure de la
Lune). A titre
indicatif, voici une
description de l'état
lunaire :
"Nous
sommes dans un état
lunaire lorsque...
nous nous abandonnons
avec confiance et
quiétude à la
plénitude de
l'instant, lorsque
nous nous sentons
tranquillement
appartenir à notre
environnement
quotidien, lorsque
nous n'avons pas à
nous forcer pour nous
sentir bien, à l'aise,
lorsque "tout
baigne".... lorsque
nous nous trouvons
avec nos familiers,
nos intimes, notre
conjoint, ceux sur
lesquels nous sommes
sûrs de pouvoir
compter... lorsque
nous ne focalisons
notre attention sur
aucun point précis,
lorsque nous sommes
dans un état de totale
réceptivité envers
notre environnement et
les êtres qui
l'habitent".
Comme vous pouvez le
constater, l'état
lunaire et l'état
favorable à la voyance
se ressemblent comme
deux gouttes d'eau.
Ceci dit, tous ceux
qui sont nés aux
heures fortes de la
Lune ne sont pas
voyants, et tous les
voyants ne sont pas
lunaires (les voyants
ont aussi très
fréquemment un Uranus
ou un Pluton
dominant). La
corrélation est
néanmoins frappante :
l'état de réceptivité,
de fusion, d'osmose,
de non séparabilité
qu'induit une
dominante lunaire
permet au sujet
lunaire de se mettre
littéralement à la
place de l'autre, de
ne faire qu'un avec
lui... et donc rend
possible le fait de
"voir"
à travers lui.
Temps
linéaire et temps
cyclique
Le phénomène de
voyance pose un
problème fondamental :
quelle est la nature
du Temps ? Comme le
note Serge Moscovici ,
"Le
temps de notre
société, de notre
civilisation
occidentale est un
temps linéaire, sur un
plan physique...
Tandis que le temps
biologique et
probablement le temps
culturel sont toujours
rythmiques, toujours
cycliques ; c'est le
jour et la nuit, ce
sont les saisons.
C'est le fait même que
l'individu ne peut pas
être tout le temps en
euphorie. C'est le
temps de la dépression
et de l'enthousiasme".
Nous avons l'habitude
de considérer le Temps
comme une flèche qui
part du passé et
traverse le présent
pour aller vers
l'avenir : ce qui a
été n'est plus et ce
qui sera n'existe pas
encore, et est donc
inconnu, imprévisible.
Dans cette optique,
l'avenir n'est écrit
nulle part, il n'est
que virtualité. C'est
ce que l'on appelle le
temps linéaire, celui
de nos calendriers.
Mais d'un point de vue
objectif, biologique,
astronomico
astrologique, le temps
est cyclique. Or le
cycle implique la
répétition, et donc la
possibilité de prévoir
le futur : par
exemple, depuis des
centaines de millions
d'années, lors de
l'équinoxe printemps
le Soleil revient
croiser le plan de
l'équateur. Il en est
de même, autre
exemple, pour la
planète Saturne : nous
savons aussi
qu'environ trente ans
après la naissance
d'un individu, elle
occupera exactement la
même position qui
était la sienne au
moment de cette
naissance, ce qui
permet de prévoir dès
sa naissance, sinon de
prédire, dans quel
état d'esprit se
trouvera cet individu
lors de sa trentième
année ; de même, on
sait que les cellules
du foie se
renouvellent tous les
quarante jours
environ :
"La
répétition est le
secret de la
probabilité : plus on
répète une situation,
plus exactement on
pourra formuler la
probabilité, jusqu'à
ce que, finalement -
et c'est la
formulation
statistique - on peut
faire un calcul très
précis et exact".
En fait, le Temps
linéaire allant du
passé au futur en
passant par le présent
n'est peut-être qu'une
illusion subjective :
nous vivons dans le
cosmos, et le Temps
cosmique est cyclique.
Enfin, il existe une
troisième dimension du
Temps : celui de
l'éternité.
L'éternité quantique
De récentes et
bouleversantes
expérience en physique
quantique à l'Institut
d'Optique d'Orsay ont
démontré que deux
particules
subatomiques issues du
même atome et
artificiellement
séparées continuent
d'être "ensemble" et
d'avoir les mêmes
réactions et
caractéristiques au
même moment alors
qu'elles se trouvent à
plusieurs mètres l'une
de l'autre ; se
trouveraient-elles à
des milliers de
kilomètres, cela ne
changerait rien :
elles resteraient
mystérieusement
reliées par une loi
physique totalement
inconnue. Les calculs
théoriques des
physiciens montrent
qu'au niveau de
l'infiniment petit,
les particules se
moquent de l'espace...
mais aussi du temps
linéaire. La seule
hypothèse permettant
d'expliquer ce
phénomène est tout
bonnement stupéfiante
et a été formulée par
Costa de Beauregard,
l'un des plus éminents
physiciens du XXe
siècle : il y aurait
une autre dimension du
réel où les relations
de cause à effet
seraient abolies,
"qui
imprégnerait tout
l'univers, en reliant
entre eux les points
les plus éloignés
aussi bien que les
plus proches et dans
un temps qui
rassemblerait passé,
présent, futur dans un
même instant immuable
et comme immobile...
L'éternité, en somme,
telle que s'appliquent
à la définir les
catéchismes de la
plupart des grandes
religions".
S'il existe une
dimension du réel
universel au sein de
laquelle passé,
présent et futur ne
forment qu'un seul et
unique instant
d'éternité, il devient
possible pour les
voyants, grâce à leur
mystérieux
"sixième sens" qui
les connecte avec
cette étrange
dimension, de
"deviner" le futur
et le passé dans le
présent, puisqu'ils se
trouvent en son cour
même, ce qui
permettrait
d'expliquer autant les
phénomènes de
précognition que de
rétro cognition...
Destin
et libre-arbitre
Mais alors, nos
destins seraient-ils
tout tracés ? Notre
libre-arbitre ne
serait-il qu'une
illusion ?
"Comment situer ce
tout petit "morceau"
d'espace-temps
individuel dans les
infinis cosmiques aux
"finalités"
énigmatiques ?".
Serions-nous soumis à
une implacable
fatalité ?
"C'est
la nature, en nous,
qui est destin, en
tant que notre vie,
dans son avenir,
dépend d'elle et non
de nous", note le
philosophe Marcel
Conche, qui précise
que
"La disposition
initiale de l'homme
est son destin -
entendant par
"disposition initiale"
non pas seulement le
"caractère", mais tout
ce qui fait partie
initialement de mon
être, de mes manières
d'être et que je ne
puis changer, un
assemblage de données
(le lieu, l'époque et
la date de ma
naissance, ma
condition somatique,
morphologique et
physiologique, ma
santé, mes aptitudes,
mon ethnie ou ma
nationalité, ma
condition sociale,
familiale, etc.) dont
l'ensemble est
unique... et constitue
mon "jeu" dans le
Grand Jeu du monde...
Certes, étant donné
mon jeu, je puis jouer
plus ou moins bien,
mais, de toute façon,
je ne puis faire ce
qu'il n'est pas
possible de faire avec
le jeu que j'ai".
Se résigner à cette
fatalité serait
pourtant une erreur
métaphysique,
spirituelle... et
peut-être
scientifique ! En
effet, si passé,
présent et avenir sont
contemporains dans le
même instant
d'éternité comme le
suggère le
comportement étrange
des particules
subatomiques, ils se
déterminent
réciproquement :
fascinant paradoxe, si
l'avenir
"déjà
écrit" détermine
le présent en train
d'être vécu et le
passé enfui, l'inverse
est également vrai :
le présent détermine
le passé et l'avenir.
Ce que les voyants
devinent du futur
n'est peut-être rien
d'autre, vu depuis
notre espace-temps
"habituel", que
les conséquences dans
l'avenir du passé
révolu et du présent
en train de se
faire... En jouant
notre jeu individuel
dans le Grand Jeu du
monde, nous
participons
éternellement à ce
Grand Jeu, nous en
faisons intimement
partie, nous le
construisons à notre
infime et minuscule
niveau. En baissant
les bras devant une
conception simpliste
et erronée de la
"fatalité", nous
trahirions l'éternité,
la nôtre et celle de
l'univers !
Astrologie et
voyance : la
différence
Revenons à des
considérations plus
pratiques. L'avenir
est-il prévisible ?
Oui... mais dans
certaines conditions.
Les vrais voyants
existent bel et bien.
Rappelons qu'ils sont
une infime minorité,
et que la plupart de
ceux qui se prétendent
tels sont au mieux des
intuitifs, au pire de
vulgaires exploiteurs
de la crédulité
humaine. Mais même les
vrais voyants ne
sauraient être des
témoins objectifs et
ultra précis de
l'avenir. Ce ne sont
après tout que des
êtres humains
faillibles pourvu d'un
don fragile et
intermittent, dont les
visions de l'avenir ou