La Rédaction : Alexis Champion, vous êtes docteur en informatique. Comment en êtes-vous venu à utiliser les perceptions extrasensorielles ?
Alexis Champîon : Le domaine dans lequel je travaillais en tant que chercheur en informatique, c'était l’intelligence artificielle. Ça amène à essayer de comprendre comment fonctionne l’esprit humain, car l'enjeu est de pouvoir simuler son comportement... J’en suis venu tout naturellement à m’intéresser aux phénomènes de la perception, sous un angle scientifique. Et comme j'ai toujours été intéressé par les phénomènes dits paranormaux, j'ai étudié, dans le cadre de ces recherches, les avancées de la parapsychologie - qui est la science dédiée à la compréhension des phénomènes liés à la conscience et à son interaction avec le monde qui l’entoure. Cela m’a passionné. J’ai fini par intégrer l’IMI (Institut Métapsychique International), à Paris, la seule structure parapsychologique existant alors en France, et dont j’ai été par la suite directeur. C’est là que j’ai rencontré le chercheur américain Stephan A. Schwartz, qui m’a introduit véritablement au Remote Viewing : une révolution dans notre appréhension de la voyance! Je me suis alors plongé dans la littérature existant sur le sujet ; puis, j'ai été aux meilleures formations existant aux Etats-Unis. Parallèlement, avec mon collègue archéologue Jean-Olivier Gransard-Desmond, nous avons développé des projets applicatifs utilisant le Remote Viewing, dans ce qu’on appelle « l’archéologie intuitive ». Estimant que notre expérience et nos avancées étaient assez mûres pour offrir ces possibilités applicatives hors du contexte de la recherche, j’ai alors fondé un cabinet de conseil et de formation : IRIS Intuition Consulting.
La Rédaction : IRIS Intuition Consulting, c’est un cabinet de voyance ?
Alexis Champion : Comme son nom l’indique, c’est avant tout un cabinet de consulting ! [Rires.] Mais en effet, la voyance sert de support à nos services. Nos conseils se basent sur une écoute ciblée du besoin de nos clients, qui nous consultent généralement à des fins pratiques (stratégie d’entreprise, origine d’un dysfonctionnement, reconstitution d’un événement etc.). Un des atouts du Remote Viewing, c’est qu’il permet d’évaluer les informations perçues lors de la session de voyance et d’ensuite les analyser. Nous pouvons ainsi mettre en évidence les réponses pertinentes aux problématiques précises de nos clients, et donc mieux les conseiller sur l’évolution des projets qui nous sont confiés.
La Rédaction : Est-ce que vous vous adressez uniquement aux entreprises ? Qui sont vos clients ?
Alexis Champion : Pour ce qui est du consulting, nous nous adressons aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers, mais ce sont les entreprises et les institutions qui sont les plus concernées : nos clients sont des décisionnaires, des chercheurs, des policiers, ou encore des créatifs (nous avons dernièrement travaillé en vue d’une exposition d’art contemporain !). Plus qu’à des clients en particulier, nos services s’adressent à une demande particulière. Cette demande, au vu des tarifs que nous appliquons, correspond pour le client à préparer une action qui tient compte des informations que nous lui fournissons, soit pour gagner du temps, soit pour éviter des dépenses superflues. Il y a véritablement un côté proactif et dynamique dans cette démarche ! Bien sûr, le Remote Viewing peut aussi répondre à des problématiques plus générales, ou d’ordre plus personnel, mais dans ces cas-là, on préférera probablement les méthodes, plus légères et moins onéreuses, de la voyance « classique ».
La Rédaction : Qu’est-ce qui différencie vos méthodes de celle de la voyance « classique » comme vous dites ?
Alexis Champion : D’abord, les projets qui nous sont confiés ne se résument pas à une « consultation » (que nous appelons « session » en Remote Viewing) : il y a tout un travail en amont, et également en aval. Ces différentes étapes dans le traitement d’un projet impliquent plusieurs personnes. Dans un projet, le voyant (appelé « viewer ») intervient uniquement le temps de sa session. En amont, un conseiller va, avec le client, définir le besoin de ce dernier, afin de concevoir comment ce besoin peut se formuler au mieux en une problématique précise. Cela permet de clarifier les intentions, et de définir un cadre précis (temporel et conceptuel) de ce que l’on cherche à savoir. Puis il y a la session : le viewer ne doit pas connaître la problématique définie, et ne rencontre pas le client. Tout est fait pour que le viewer puisse préserver la plus grande neutralité pendant sa session, et qu’il ne se fie qu’à ses perceptions psychiques (qu’à son subconscient) pour obtenir des informations. Dans le jargon scientifique, on dit qu’il travaille « en aveugle ». Le viewer est soutenu par un « moniteur », qui maintient son attention sur les informations intéressantes pour la problématique. Enfin, en aval du processus, un analyste travaille à partir de la transcription de la session pour évaluer et classer les informations. Sur un projet de Remote Viewing, on peut faire intervenir plusieurs viewers sur une même problématique. Le travail d’analyse en est d’autant plus riche, car cela permet de faire des recoupements d’informations et de dégager les éléments forts de la réponse à la problématique. Cette analyse aboutit à la rédaction d’une synthèse qui met en valeur les différents aspects de la problématique traitée, et indique la manière dont les informations obtenues pourraient être exploitées.
La Rédaction : Vous parliez de formation au Remote Viewing… Que faut-il faire pour devenir un « viewer »?
Alexis Champion : Le Remote Viewing, comme je l’ai évoqué, est né de la recherche en parapsychologie. En étudiant le processus mis en œuvre lors de la voyance, on a pu analyser ce qui y entrait en ligne de compte. On a donc aujourd’hui un certain nombre de repères auxquels on peut se fier pour améliorer ce processus, en qualité et en quantité. Plusieurs personnes ayant pris part à cette recherche dans les années 70-90 aux Etats-Unis enseignent le Remote-Viewing (aux Etats-Unis, donc !). Il existe aussi quelques formations au Royaume-Uni. En France, IRIS Intuition Consulting est le seul organisme à proposer de telles formations. Il existe plusieurs techniques, qui sont issues des différents organismes, civils ou militaires, qui ont étudié le phénomène de voyance. Pour la technique du Controlled Remote-Viewing, qui vient des recherches militaires, le but était de pouvoir former des effectifs militaires à la voyance, quelle que soit leur expérience dans ce domaine. Cette technique est donc assimilable par tout le monde, et peut permettre d’atteindre des niveaux de précision et de justesse stupéfiants ! – Au passage, si elle est assimilable par tout le monde, c’est parce qu’on s’est aperçu que tout le monde possède des capacités psychiques. C’est une disposition naturelle, encore à l’état latent chez certains, et développée par d’autres. Il y a aussi la technique du Natural Remote Viewing, qui provient des organismes civils, où intervenaient des gens ayant déjà des capacités psychiques développées. Cette technique est plus souple car moins structurée. Elle autorise entre autres l’utilisation d’outils de mancie (les tarots, le pendule etc.), et elle permet d’avoir un échange plus riche entre le moniteur et le viewer au cours d’une session. Ses résultats sont également très intéressants. Mais, comme vous l’avez compris, elle ne s’adresse qu’à des personnes faisant déjà preuve d’une pratique confirmée de la voyance. Par la suite, on a intégré et adapté d’autres techniques faisant intervenir les capacités psychiques (autrement appelées le « psi ») au Remote Viewing. C’est notamment le cas de la radiesthésie, qui est alors devenue la Radiesthésie Technique.
La Rédaction : Quel intérêt aurait un voyant à se former à ces techniques ? Est-ce qu’elles ne seraient pas trop spécifiques ?
Alexis Champion : Ces techniques ont été destinées dès leur élaboration à répondre à des problématiques et à des besoins applicatifs très précis, c’est un fait ! Mais elles sont un véritable outil de progression, quel que soit le contexte pour lequel elles sont utilisées. Ça aussi, c’est indéniable ! La plupart des viewers qui travaillent chez IRIS-ic ont d’abord travaillé la voyance de manière « classique ». Grâce à l’entraînement qu’ils ont suivi au Remote Viewing, j’ai pu assister à l’évolution positive de leurs performances. Je ne sais pas si je peux dire que c’est « par chance », mais la plupart des voyants ont les mêmes défauts dans leur pratique. Et on sait aujourd’hui, grâce aux recherches théoriques et opérationnelles, à quoi ces défauts sont dus. On peut donc les corriger. Bien sûr, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Mais avec un minimum de pratique régulière, les résultats sont là !
La Rédaction : C’est complètement nouveau en France ! Ça existe ailleurs ?
Alexis Champion : Oui et non… Oui car aux Etats-Unis par exemple, certains viewers proposent du service. Non parce que ces entreprises, montées par des viewers donc, n’ont pas le même mode opérationnel qu’IRIS-ic, au sens où les tâches n’y sont pas autant systématisées, structurées et transparentes que chez IRIS Intuition Consulting. Nos objectifs vont plus loin : nous visons le développement d’un statut qualifié du métier de voyant et ainsi d’un nouveau marché (un marché qui s’appuierait sur les capacités psychiques, trop peu exploitées, je trouve) et donc de nouveaux modes d'action. Et fait, pour nous-même et pour les autres, nous avons une énorme ambition : celle d'agir en conscience !
La Rédaction : Et vous-même… Vous êtes voyant ?
Alexis Champion : Comme je vous l’ai dit : nous sommes tous des voyants en puissance… Et je me suis formé au Remote Viewing ! Mais, si je peux dire que je suis voyant, je ne me considère pas comme un voyant professionnel, puisqu'il ne s'agit pas de ma profession. Aujourd'hui, je suis directeur d'entreprise, formateur et coach au Remote Viewing.
La Rédaction : Comment en savoir plus sur vos formations et vos services, ou pour rejoindre votre équipe ?
Alexis Champion : Vous pouvez consulter notre site Internet.

IRIS IC
Formation Remote Viewing
1 bis place du 24 août 91360 Epinay / Orge
01.64.48.17.04.
www.iris-ic.com
