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La
Rédaction :
Vous vous êtes initiés aux tarots depuis plusieurs années.
Qu'est-ce qui vous a attiré aussi jeune. Quel fut la révélation
? Qu'est ce qui vous a poussé à vous installer en tant que
professionnel ?
Stéphane
Deforel :
Depuis une
quinzaine d’années, peut être plus. Le Tarot partage ma vie
depuis que j'ai l'âge de 15 ans.
Et ce fût
loin d'être un hasard puisque ma grand-mère pourtant très
discrète sur le sujet m'a révélé ses activités qu'après avoir
moi-même manifesté mon intérêt.
Je ne croyais
pas initialement à l'idée que la voyance soit un don qui se
transmet à travers les générations.
Pourtant il
me faut bien reconnaître que j'ai certains antécédents. Cela
est inscrit dans mes gênes depuis bien longtemps…
De nombreux
signes, au fil des ans m'ont amenés sur la voie, jusqu'à ce que
je me rende à l'évidence et accepte de mettre un mot sur ce que
je ressentais.
Les
consultants rencontrés au fil des années, les conclusions
positives des consultations ainsi que mes expériences
personnelles m'ont amené à m'installer.
Cette
décision se prend en pleine conscience après avoir eu
suffisamment de signes favorables C'est une suite logique.
La
Rédaction :
Avant, si la question n'est pas indiscrète, vers quel avenir
vous dirigiez-vous ? Quel fut votre parcours avant de vous
diriger vers les arts divinatoires ?
Stéphane
Deforel :
J’ai eu un
parcours professionnel très riche en expériences.
Après un
baccalauréat et des études artistiques, J’ai intégré différents
studios de création ou j’ai dessiné des produits destinés à
différents de marchés de consommation. (Luxe, distribution
spécialisée…)
Ce qui est
étonnant, c’est que pour ma part, ce parcours professionnel a
été un déclencheur et a sensiblement nourri mon aptitude à la
voyance et inversement .
Définir à un
instant T des produits et « pronostiquer » des tendances à 1 ou
2 ans faisaient partie de mon travail quotidien.
Ces
« visions » et certitudes que l’on a , alors que rien ne laisse
présager leur apparition future, il faut bien essayer d’y mettre
un mot.
Prémonition,
intuition, flash, voyance ou simple décrypteur de tendances ???
Il me semble
que c’est la combinaison de mon premier travail et des
consultations que je faisais de mainière annexe qui m’ont ammené
à prendre cette décision.
La
Rédaction :
Comment définiriez-vous votre activité ? Voyance, médium,
tarologie, astrologie, numérologie ? Quel est votre mode de
fonctionnement ?
Stéphane
Deforel :
Je suis
Voyant Tarologue.
Le Tarot de
Marseille, de Wirth et le symbolique maçonnique sont mes
supports de prédilection.
J’utilise ,
parallèlement d'autres techniques, Numérologie, Astromancie (je
ne suis pas astrologue mais me plonge avec bonheur dans cette
"science humaine" et dans sa symbolique…)
Pour la
manière dont je pratique:
Tout d'abord
je demande le prénom, le nom et la date de naissance au
consultant.
Après avoir
démarrer la consultation en voyance directe, j'expose à la
personne mes ressentis sur son passé et son présent .
La
consultation s'enchaîne avec ses rebondissements et ses
questions.
La
Rédaction :
En vous consultant, qu'est-ce qu'on peut attendre de vos
prestations ?
Stéphane
Deforel :
La manière
dont j'aborde mes voyances est assez simple .
La
consultation est pour moi un moment d’introspection privilégié
pour la personne qui vient me voir.
Je fonctionne
relativement à court terme. C'est-à-dire 1 ou 2 ans.
Avec moi, il
ne faut pas vous attendre à des révélations lointaines "du style
dans 15 ans vous serez dans un jardin en train de faire du
jardinage…."
Ce que nous
regardons en consultations sont les questionnements du moment,
le potentiel de la situation et son évolution future.
Je considère
mon travail comme le "miroir" du consultant pour mettre en
lumière des peurs ou des doutes non formulés.
Il est très
important pour moi que la personne reparte avec de nouvelles
clés afin de prendre les bonnes décisions.
Et de
rappeler toujours que l'on est maître de sa vie et que le libre
arbitre est le plus beau des outils que l'on a à sa disposition.
La
Rédaction :
Que redoutez-vous lorsqu'on vous consulte ? Vous vous refusez
certaines choses ?
Stéphane
Deforel :
Peu de choses
sont à redouter en voyance si ce n’est l’importance que les
consultants vous octroient lorsqu’ils viennent vous consulter.
Nous sommes
souvent considéré comme des sauveurs et nos consultations sont
souvent prises comme paroles d'évangiles.
Ce n'est pas
l'approche idéale pour une consultation de voyance.
Sinon
certains aléas sont à craindre et non à redouter:
"Le trou
noir" par exemple. Il arrive que l'on ne ressente rien du tout
et cela se sent tout de suite. La consultation s'arrête
immédiatement.
Il arrive
quelquefois que des clients arrivent avec une appréhension telle
qu'il y a un blocage immédiat et qu "aucun courant ne passe".
Pour être
optimale la consultation se vit à deux et est un échange
Il est
important de rappeler que les voyants sont des gens tout à fait
normaux, avec une sensibilité extrême, qui exploitent une part
présente dans chaque individu.
Des
possibilités humaines de perceptions que certains développent et
d'autres pas.
Je me refuse
d’annoncer certains événements traumatisants à des consultants
fragilisés émotionnellement qui seraient incapable de les
entendre. ( décès…)
Je cherche
par contre et à tout prix à mettre sur la voie, c'est notre
travail.
La
Rédaction :
Le monde de la voyance est-il impitoyable ou bien avez vous de
bons liens avec vos confrères ?
Stéphane
Deforel :
Dans mes
premiers contacts avec le monde de la voyance, J’ai eu le
privilège d’être guidé par des voyantes qui ont décelé mon
potentiel…
Et qui m’ont
donné confiance en moi-même.
Ce sont des
femmes qui , riches de nombreuses années d’expériences m’ont
témoigné encouragements et conseils. Un chemin m’a été montré.
un chemin que
je poursuis avec une idée de tradition modernisée….
C’est
toujours avec un très grand plaisir que je rencontre des
confrères, mais ce sont des occasions fort rares et les liens se
tissent rarement, à ma grande déception…
Fort
heureusement, il y a des exceptions et l'on voit apparaître une
nouvelle génération de voyants qui cherche plutôt à travailler
dans le cadre d’une éthique et un idéal plutôt que de chercher
un quelconque reconnaissance médiatique. Je suis en contact avec
certains d’entre eux et c’est très agréable d'échanger sur cette
profession.
La
Rédaction :
Que conseilleriez-vous à quelqu'un qui souhaite consulter un
professionnel de l'avenir ?
Stéphane
Deforel :
De ne pas
être dans la précipitation. De venir détendu et d'avoir mûri sa
décision de venir consulter.
De se fier à
sa première impression (téléphonique, par exemple pour la prise
de rendez vous).
Et de se
fier "au bouche à oreille", c'est une très bonne solution pour
trouver son voyant.
La
Rédaction :
Pour vous-même,
vous arrive-t-il de voir quelque chose ou bien faites vous appel
à un confrère ?
Stéphane
Deforel :
Je ne cherche
pas à voir pour moi-même , Je fais généralement appel à des
confrères ou amies afin d’éclairer mes questionnements du
moment.
c'est une
faculté à mettre à la disposition des autres.
Néanmoins
pour les grandes lignes de ma vie, j'ai le profond sentiment
d'avoir suivi ma destinée.
La
Rédaction :
Quels sont vos projets ?
Stéphane
Deforel :
Je travaille
à l'heure actuelle sur la conception de mon propre tarot
divinatoire ainsi qu'à la rédaction de son livre
d’interprétations.
C'est un très
long travail de cristallisation des savoirs. Ce n'est pas pour
tout de suite. Le temps et la maturation font leur œuvre.
La
Rédaction :
Comme je
l'explique sur mon site, je cherche à pratiquer peu mais bien.
J'essaie dans
la mesure du possible d'être "calé sur le rythme solaire"
Par
conséquent je cherche à équilibrer ma vie le plus possible, je
me lève assez tôt le matin et après avoir fait des exercices de
médiations et de relaxations, la journée commence.
Je conjugue
des activités "artistiques" et la voyance, car il est
primordial, à mon sens de conserver un hobby qui permet de se
régénérer.
C'est une peu
comme des vases communiquant d'énergies.
Je suis aussi
passionné de symbolique, d'histoire et de mythologie. je
pourrais y consacrer une vie….
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