Assumer sa médiumnité :
Le jour où Aramenne a cessé de douter

Assumer sa médiumnité n’est jamais un chemin linéaire. Entre doutes, regard des autres et quête de légitimité, Aramenne a longtemps cherché sa place avant d’oser s’aligner pleinement avec son don. Dans cette interview intime et sincère, elle revient sur les étapes clés de son parcours, sa vision de la médiumnité pure et sa manière d’accompagner les âmes en quête de sens. Un témoignage authentique, à la croisée du visible et de l’invisible.

Votre médiumnité s’est manifestée très tôt dans votre vie. Comment avez-vous vécu l’émergence de ce don, et quel a été le déclic qui vous a amenée à l’assumer pleinement ?

Je dois avouer que cela n’a pas été facile pour moi, comme pour la plupart des médiums de naissance. J’ai longtemps eu le sentiment de devoir faire partie de ce monde tout en étant, intérieurement, perchée en permanence.

Pendant de nombreuses années, j’ai essayé d’être une bonne copine d’école, une bonne cousine, une bonne salariée.

 

« J’ai même créé ma société et ouvert une boutique de décoration pour la maison…

mais l’Univers m’a toujours ramenée sur le chemin de la spiritualité. »

 

Se sentir différente, ne pas se sentir comme les autres, cela m’a toujours collé à la peau. Le plus difficile a été de m’accepter telle que je suis et de ne plus prêter attention au regard des autres. C’est sans doute ce qu’il y a de plus insupportable : le jugement extérieur.

Un jour, j’ai pris conscience que j’étais peut-être normale, et que finalement, ce sont les personnes qui ne voient ni n’entendent rien qui ne l’étaient pas. Pourquoi serais-je l’exception ? Tout est une question de point de vue.

Peu de temps après avoir posé cette règle intérieure, j’ai donné ma première conférence de contacts avec les défunts. À ce moment-là, j’ai su que j’étais à ma place et que mon don et moi ne faisions qu’un. Depuis, ce don qui m’accompagne grandit de jour en jour et me permet de m’épanouir au quotidien, avec ses avantages comme avec ses inconvénients.

Vous vous définissez comme médium pure. Que signifie pour vous cette notion de “médiumnité pure” et en quoi se distingue-t-elle d’autres formes de pratiques médiumniques ? 

Une médium pure est une personne capable d’ouvrir et de fermer son canal à sa convenance, sans avoir besoin d’aucun support pour recevoir les messages, les guidances ou les défunts.

 

« À aucun moment je ne suis dans l’interprétation :

je transmets exactement ce que je reçois. »

 

Votre accompagnement associe médiumnité, contact avec les défunts et soins énergétiques. Comment ces différentes dimensions interagissent-elles au cours d’une séance ?

Elles sont toutes complémentaires, et j’en ai pleinement pris conscience il y a environ deux ans.

Il peut m’arriver, lors d’une séance de médiumnité, de ressentir un mal-être que je vais immédiatement comprendre ou traiter grâce à un nettoyage énergétique, parfois sans même que nous nous en rendions compte. Il arrive souvent que les personnes me rappellent en disant : « C’est étrange, j’avais mal à tel endroit et je ne ressens plus cette douleur. »

Lors d’un soin, ma médiumnité fait partie intégrante de la séance. Je reçois fréquemment des informations sur le passé, parfois sur une vie antérieure, ce qui me permet de dénouer certaines problématiques.

Un contact avec un défunt peut aussi servir de pont vers une guidance ou une séance de médiumnité, afin d’aider la personne à comprendre son chemin de vie ou de son âme. Je le répète souvent : nos défunts ne sont ni nos guides, ni nos anges gardiens.

Ces trois dimensions interagissent naturellement entre elles, parfois sans même que j’en aie conscience.

Vous travaillez notamment sur les blocages karmiques. Pouvez-vous nous expliquer ce que recouvre cette notion et comment elle influence nos schémas de vie actuels ?

Il m’arrive effectivement de percevoir des vies antérieures. En général, si l’on me permet d’y accéder, c’est que l’origine du blocage se situe à cet endroit. Je vais alors m’adresser au subconscient afin qu’il déverrouille les mécanismes de protection qu’il a mis en place.

Il est ensuite essentiel que la personne comprenne ce qui freine son évolution afin que le conscient prenne le relais et lui permette d’avancer pleinement dans cette incarnation.

L’âme est censée effectuer une forme de « reset » lors de la réincarnation, mais il arrive qu’elle conserve certaines mémoires qui viennent interférer avec la vie actuelle. Lorsque chacun reprend sa juste place, l’âme peut alors suivre son véritable chemin sans porter les traumatismes d’une autre existence.

Vous utilisez plusieurs outils énergétiques comme le chamanisme, le tambour ou les bols tibétains. Comment choisissez-vous l’outil le plus adapté à chaque personne et à chaque problématique ?

J’ai toute une palette d’outils, et j’adore ça. Je peux réaliser un soin complet uniquement avec mes mains. Parfois elles sont très chaudes — il arrive que certaines personnes ouvrent discrètement les yeux pour vérifier que je n’ai pas une bouillotte (rires) — parfois elles sont glacées, picotent… Ce sont autant d’indications précieuses qui me permettent de comprendre où se situe le déséquilibre.

 

« En réalité, je converse avec le corps de mon client. On peut entendre des gargouillis, sentir des organes bouger… c’est assez magique. »

 

Au cours d’un soin, je me laisse guider par mes guides et par ceux de mon client. Je reçois également des informations provenant d’énergies supérieures : mon animal de pouvoir, des êtres de lumière, parfois des fées… tout un monde invisible qui aime s’inviter pour participer à l’amélioration de la santé et du bien-être de la personne.

Je peux ressentir le besoin de faire vibrer un bol tibétain à un instant précis, de prendre mon tambour chamanique pour accompagner un mantra, ou encore d’utiliser un carillon Koshi. Il m’arrive aussi de recevoir, en médiumnité, des indications concernant des bains à base de plantes.

Chaque séance est unique et possède sa propre spécificité.

Vous insistez sur une transmission des messages sans complaisance, dans le respect du libre arbitre. Quelle est, selon vous, la posture juste d’un médium face aux attentes parfois très fortes des consultants ?

Pour ma part, je reste toujours alignée avec la ligne que l’on me donne « là-haut ». J’essaie d’abord d’expliquer les choses avec délicatesse, en mettant en lumière le pourquoi du comment avec diplomatie. Mais il arrive que je sois confrontée à des personnes qui ne veulent ni entendre ni comprendre. Dans ce cas, j’emploie des mots plus directs, plus fermes, sans jamais transiger sur le fond du message ou de la guidance.

Beaucoup attendent d’un médium qu’il décide à leur place ou qu’il agisse pour eux. Ce n’est absolument pas notre rôle. Chacun doit avancer et prendre ses responsabilités. Je ne suis qu’un pion placé sur le chemin de leur vie.

Après plus de quinze années de pratique, avez-vous constaté une évolution dans les raisons qui poussent les personnes à consulter aujourd’hui ?

Je vais surtout parler de ma clientèle. Depuis environ deux ans, elle a profondément évolué. Je suis passée d’une majorité de consultations sentimentales à une clientèle en quête de sens, désireuse de comprendre son chemin de vie et son chemin d’âme.

J’accueille également de nombreux hommes et femmes d’affaires qui viennent chercher des conseils pour leurs entreprises. Il y a aussi beaucoup de demandes de contacts avec les défunts, notamment suite à mes conférences.

Beaucoup de personnes me décrivent comme une « coach médiumnique ». Finalement, ce terme me parle beaucoup et me ressemble assez bien.

Je pense que, avec le temps, notre vibration évolue. En avançant, nous attirons naturellement une clientèle que nous sommes capables d’accompagner grâce à notre caractère, nos connaissances et notre propre évolution.

Vous recevez en présentiel à Paris mais aussi à distance. La médiumnité et le travail énergétique s’affranchissent-ils de la notion de lieu selon vous ?

Je me suis vite rendu compte que si une personne vient à moi, c’est simplement parce que je suis sur la bonne vibration pour elle. Avec le temps, j’ai compris que l’Univers ne place sur ma route que ce que je suis capable d’accompagner, que ce soit en soins, en médiumnité ou pour des contacts avec les défunts. Je ne cherche pas, je laisse venir.

L’intention et l’énergie n’ont aucune frontière. Lorsque l’on est sur la bonne vibration et que l’on se synchronise avec la personne, la notion de temps et de lieu disparaît totalement.

D’ailleurs, « là-haut », la notion d’espace-temps n’existe pas. Il suffit de franchir cette barrière.

Beaucoup de personnes viennent vous voir en période de transition ou de quête de sens. Quel est le message ou la prise de conscience qui revient le plus souvent après une séance ?

Les personnes repartent souvent avec un profond sentiment de soulagement, comme si un poids avait été levé.

Beaucoup veulent tout comprendre, tout contrôler, alors que certaines choses doivent simplement se vivre. D’autres se comprennent avec le temps.

Nombreux sont ceux qui prennent conscience qu’ils sont toujours accompagnés par l’Univers, qu’ils ne sont jamais seuls, et qu’il faut parfois lâcher prise pour laisser place au renouveau.

 

« Nous vivons dans une société où la pression est constante,

alors que l’Univers, lui, avance et se renouvelle sans cesse. »

 

Beaucoup me disent en repartant : « Je dois simplement vivre ma vie et avancer.»

Et c’est exactement cela : ne pas s’arrêter et avancer, quoi qu’il en coûte.

Pour conclure, quel conseil donneriez-vous à une personne qui ressent l’appel de la médiumnité ou du soin énergétique, mais qui n’ose pas encore écouter cette sensibilité ?

Tout arrive au moment où nous sommes prêts. Écoutez-vous et prenez le temps. Le temps joue toujours en notre faveur, à condition de lui faire confiance.

Vos guides placeront toujours les bonnes personnes sur votre chemin. Mais attention : nous vivons dans une époque de surconsommation de la spiritualité. Soyez vigilants. Allez chercher au fond de vous ce que vous ressentez réellement et ce dont vous avez besoin pour avancer sur votre chemin de vie et votre chemin d’âme.

Vous êtes le seul maître à bord. Vous seul savez ce qui vous convient.

 

Contacter Aramenne : www.aramenne-voyance.fr

 

 

La Rédaction

Equipe rédactionnel du site Guide de la Voyance à votre écoute.

Contact : 01.75.43.91.17

https://www.guidedelavoyance.com

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