Préparation à la médiumnité
Quelles énergies sont en jeu ?

 

Par Sandrine Kannad – www.sandrinekannad.com

 

L’accès aux contacts médiumniques est soumis à plusieurs facteurs, dont le taux vibratoire. Comment mieux comprendre les énergies qui circulent dans le cadre de la médiumnité, et plus généralement sur le plan terrestre ?

Qu’est-ce que le taux vibratoire ?

 

Le taux vibratoire n’est pas seulement du ressort du médium et de l’astral, il est présent en chacun de nous. Il s’agit d’une énergie variable, fluctuant selon l’humeur, les émotions et l’état dans lequel se trouve le corps, notre véhicule sur le plan terrestre.

En médiumnité, comme dans la vie, tout est énergie, tout est échange énergétique. Lors des consultations, il m’est parfois difficile d’obtenir une connexion et ce, pour différentes raisons dont les épreuves personnelles que je traverse à ce moment-là.

Le taux vibratoire augmente ou diminue selon l’état physique et émotionnel, mais également selon l’évolution dite spirituelle de l’âme et de la confiance que nous portons en nous. La qualité des contacts en médiumnité pourra dépendre de l’ensemble de ces facteurs. Les échanges sont plus fluides lorsque nous sommes émotionnellement en équilibre. En effet, le taux vibratoire se nourrit, peu importe le pôle que nous alimentons à chaque instant. Il se charge ou se décharge énergétiquement, à l’image d’une pile, modifiant la fréquence.

Nous pouvons alimenter notre taux vibratoire avec de simples outils du quotidien, une musique par exemple, ce qu’elle provoque en nous lorsque nous l’écoutons, lorsqu’elle nous imprègne, le chant, la danse, la peinture, une journée passée entre amis, tout ce qui provoque en nous une émotion positive augmente notre taux. Tout dépend bien entendu de ce que provoque l’outil choisi. Car à l’inverse, toute émotion négative, instabilité, désordres affectifs, ou encore opposée aux règles spirituelles affaiblit le taux de l’âme.

L’écart énergétique entre mon état et une âme désincarnée souhaitant transmettre un message peut être trop important pour permettre un échange fluide. C’est le cas lorsque mon taux vibratoire est affaibli par certaines circonstances affectant mes émotions, ou encore mon état physique. Les mots deviennent flous, coupés, rendant l’échange pénible. Vous aurez compris que le taux vibratoire joue un rôle primordial. Cet état peut bloquer toute faculté, soit par décision de l’invisible (les facultés pouvant provoquer un déséquilibre altérant la santé du médium), soit à cause d’énergie insuffisante, ou les deux. J’alterne régulièrement les périodes de vide et les périodes de facultés exacerbées.

Je me souviens de ce contact avec un homme décédé quelques années plus tôt. Ce jour-là, une telle souffrance m’habitait qu’elle avait provoqué en moi une profonde colère. Le défunt avait pu m’exprimer que la colère pouvait empêcher les échanges. C’est d’ailleurs la seule chose qu’il a pu me communiquer, ma colère bloquant toute autre possibilité d’échange avec lui. La colère, le ressentiment, et toute émotion négative entravent les échanges et potentiellement amènent des entités au taux vibratoire très bas à se manifester, celles du bas astral.

Le travail spirituel du médium accroît les facultés, les perceptions et les manifestations. L’élévation spirituelle permet une plus large connexion, car elle s’aligne à l’énergie échangée entre les âmes. Le jugement, la colère, la véhémence bloquent toute une partie de la sphère astrale. Les affinités entre le médium et le défunt semblent également avoir une importance. Plus mon jugement s’éteint, plus le champ médiumnique s’élargit.

Dans le domaine de la spiritualité, la question du taux vibratoire peut également être rattachée à la notion de vibration positive ou négative. Lorsqu’une personne « positive » échange avec une personne «négative», leurs énergies interagissent. Généralement, l’énergie de la personne positive vient contrebalancer celle de la personne négative, entraînant soit un rééquilibre, soit un déséquilibre. Par exemple, plus le taux vibratoire sera bas, plus l’apport énergétique devra être important pour le combler. Cela explique dans certains échanges des états de fatigue soudaine, y compris dans le quotidien. Dans d’autres cas, l’énergie néfaste liée aux souffrances de certaines personnes se nourrit consciemment ou inconsciemment de l’énergie positive de l’autre ; ce qui peut aller jusqu’à une forme de vampirisme énergétique.

En revanche, lorsque deux personnes se trouvent « sur la même longueur d’onde », elles vibrent sur la même fréquence. Si l’on reprend l’expression populaire dont l’origine relève précisément des communications radio, l’on sait que les ondes transmises permettant de recevoir les messages se trouvent parfois brouillées, car elles ne sont pas sur la même fréquence. Dans notre quotidien, lorsque l’on dit que deux personnes sont sur la même longueur d’onde, cela signifie simplement que ces deux personnes se comprennent, parlent le même langage, se ressemblent, ont la ou les mêmes intentions et sont donc en accord. Être sur la même longueur d’onde, c’est comme danser au même rythme que l’autre. De ce fait, ces deux personnes développent et partagent la même énergie vibrant à la même fréquence. Lorsqu’elles avancent vers le même but, elles produisent ce que l’on appelle un égrégore, deux sources énergétiques, ou plus, qui fusionnent pour former une énergie plus intense. Cet égrégore peut être positif comme négatif. Tous deux s’encouragent dans un sens ou dans l’autre.

« Le corps est un orchestre symphonique. Tout d’abord, quand deux éléments vibrent à la même fréquence, ils se mettent à résonner à l’unisson. Ce faisant, ils échangent de l’énergie et de l’information. Ainsi, ce n’est pas la force du signal qui compte, mais sa signature et les résonances peuvent se faire à distance. Beaucoup d’études ont démontré que des molécules peuvent communiquer alors qu’elles sont séparées par des barrières physiques bloquant tous signaux chimiques ou électriques. En fait, leurs fréquences résonnent ensemble . »

Ma perception peut néanmoins être perturbée et se dégrader si je ne réussis pas moi- même à gérer mes émotions. Pour pouvoir transmettre ce que je reçois en toute neutralité, je dois être capable de faire taire mon ego. Tel un réceptacle accueillant les informations, j’obtiens puis retranscris fidèlement ce que je perçois. Mon vécu, mes filtres, mes souffrances passées ou présentes et parfois même mon jugement peuvent cependant entraver la neutralité des informations reçues et créer des interférences, voire des peurs qui peuvent jouer un rôle négatif dans la transmission. En effet, elles peuvent bloquer la réception de ce qui a été décidé par l’astral et entraîner d’autres manifestations, comme celles du bas astral.

«Combien de spiritualistes s’imaginent que la clairvoyance est la faculté la plus enviable ! Non, et elle les empêchera même de progresser s’ils la développent avant de s’être purifiés et renforcés. Sinon, que vont-ils voir ? Ils ne pourront pas aller au-delà des régions inférieures du plan astral, là où l’on ne rencontre que des entités obscures, malfaisantes. Ils seront tellement horrifiés qu’ils ne penseront plus qu’à se débarrasser de cette faculté qui leur paraissait tellement souhaitable et qui est devenue la cause de leurs tourments.

Le vrai clairvoyant est celui qui est capable de s’élever jusqu’à la contemplation des régions célestes, et pour y parvenir il doit se purifier. Et il doit aussi acquérir une grande résistance psychique, car il lui faudra supporter de voir aussi tout ce qui se trame d’obscur et de criminel dans le cœur et la tête des humains. Il ne suffit pas de « voir », il faut être assez pur pour découvrir les splendeurs du Ciel et assez fort pour supporter les horreurs de l’Enfer . »

 

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Sandrine KANNAD

Je vis ma médiumnité dans son plus simple appareil. Je ne me nourris ni de religion ni de spiritualité, ni de médecines alternatives, sans les renier toutefois. J’ai toujours préféré et privilégié l’expérience au formatage. Et puisque ma vision de ce monde est définie sous mon propre prisme, elle n’en fera jamais une réalité probante mais probable.

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