9 règles de base pour réussir sa séance de voyance

Par Nathaly Bloch, médium

Née dans une famille aucunement attirée par le paranormal, elle a compris dès mon plus jeune âge qu’elle était une enfant nantie d’un don bien particulier, qui me permettait d’entrer en communication avec les défunts et de voir l’avenir.

Son intuition fut évidente dès ma petite enfance mais mon don de précognition fut réellement révélé à l’âge de 7 ans lorsqu’elle prédit la mort d’un parent, mort inattendue qu’elle a décrite dans les détails. Ses proches purent enfin mettre un nom sur sa « différence », le don de voyance.

Aujourd’hui, Nathaly Bloch ce consacre exclusivement et ce depuis plus de 25 ans à la médiumnité, à la voyance et à la découverte des vies antérieures, mais elle laisse toujours beaucoup de place à ses autres passions qui sont: l’écriture, la méditation, la lecture, la musique, l’Art et les Voyages.


Une séance de voyance est avant tout la rencontre entre une voyante (ou un voyant)  et un(e) consultant(e). Et comme toute rencontre de vie, elle reste tributaire des affinités pouvant se créer ou non entre ces deux individus.  La voyance est un partage.

Une séance de voyance est un peu comme une histoire d’amour ou d’amitié : parfois on se fait confiance, on se comprend, parfois la chimie de la rencontre n’opère pas,  on se défie, parfois la connexion se crée comme par magie.

Une séance de voyance appartient au domaine de l’exceptionnel, en dehors des rapports humains consensuels, on vit un moment rare et provisoire entre un messager et celui ou celle qui souhaite connaître son futur.

La voyante, quels que soient les événements privés qu’elle traverse, doit rester totalement imperméable à toute émotion extérieure, comme une terre vierge qu’elle dédierait à la personne qui la consulte.

Le consultant (ou la consultante) arrive très souvent avec son lot de questions, ses craintes, ses colères, ses angoisses. Consulter une voyante est rarement un acte apaisé.

Toutes ces émotions et ces exigences confrontées les unes aux autres peuvent rendre la réussite d’une séance de voyance aléatoire.

Il existe des règles de base pour faciliter ces séances de voyance, les rendre profitables, éclairantes, je vais les rappeler ci-après (il y eu déjà eu beaucoup de choses écrites à ce sujet), les confirmer ou  les contredire et aussi les compléter de mes propres petites méthodes pour parvenir à prédire l’avenir dans les meilleures conditions possibles.

 

Rationaliser le premier contact

Que l’on soit en cabinet (face à face) ou au téléphone (voyance à distance), il y a le moment (les premières minutes) où la séance démarre. Et ces premières minutes sont décisives, un peu comme les premières lignes d’un roman qui donnent envie de le dévorer, ou de le délaisser.

Il est conseillé de respecter quelques règles élémentaires de courtoisie et de professionnalisme, la voyante n’est ni un robot ni un distributeur de tickets et la personne qui la consulte, souvent fragilisée, doit rapidement être convaincue d’avoir contacté la bonne personne, d’avoir frappé à la bonne porte.

Généralement, je commence par regarder où la personne qui me consulte en est réellement dans sa vie (qu’elle en ait conscience ou pas) et ce qui va bouger au plus vite dans son existence.

J’ai besoin de ces quelques minutes de concentration au cours desquelles je suis la seule à parler,  pour prendre possession du destin de l’autre, sans a priori, sans aucune indication de tendance.

Il suffit de quelques phrases pour comprendre que l’on est en plein dans le vif du sujet : qu’il y a bien une rupture sentimentale, qu’il y bien une entreprise qui licencie, qu’il y a bien une amie qui a trahi, que les lettres des banquiers et des huissiers s’accumulent….

 

Silence garder ?

Bien entendu, une voyante interrompue toutes les 10 secondes dans sa lancée, par les paroles ou les bruits de son consultant, perdra rapidement le fil de ses prédictions et aura des difficultés à faire abstraction de toutes ces « perturbations sonores ».

Il n’est pas pour autant question que le consultant reste muet comme une carpe, avec les bras croisés sur le ventre, avec un cinglant : « C’est à vous de me dire ! », sous-entendant : vous dire oui ou non c’est rendre caduque la voyance.

Non une séance de voyance n’est pas une séance de devinettes au terme de laquelle le consultant nous dira « Oui vous aviez bien vu ». Il est seulement utile de vérifier au début de la consultation  si les préoccupations détectées par la voyante sont bien les bonnes de manière à ne pas s’attarder sur des détails de vie sans importance et ainsi éviter de ne rien apprendre de nouveau à celui ou celle qui nous consulte.

 

Savoir écouter les prédictions de la voyante, sans tenter de la convaincre du contraire

Là est bien toute la difficulté de la voyance, on peut s’habituer à la méfiance de certains consultants, ignorer qu’ils ne sont pas toujours d’un abord sympathique, rester impuissante à les laisser exposer pendant plusieurs minutes ce pour quoi ils nous consultent (tant ils craignent qu’on ne perde de temps sur un autre sujet), mais il est beaucoup plus difficile de se défaire des contradictions systématiques de son consultant (ou de sa consultante).

« Il m’a pourtant juré le contraire »,  « Il m’a demandé en mariage le mois dernier et vous dites qu’il y a une autre femme !», « Un autre voyant m’a affirmé qu’il reviendrait », «Quand je l’ai rencontrée j’ai ressenti quelque chose que je n’avais jamais ressenti », « Jamais je ne reparlerai à cette personne »…sont autant de certitudes, comme des vestiges auquel celui ou celle qui souffre se raccroche.

J’ai pris le parti de ne jamais baisser les bras. En termes clairs, de continuer de revendiquer ce que je pressens, quitte à le répéter plusieurs fois, même si parfois lasse je lâche un « le temps vous répondra…peut-être le temps vous donnera raison…En tous les cas c’est ce que je capte aujourd’hui… ».

 

Ne pas baser la séance de Voyance sur un (des) mensonge(s)

Faux prénom, fausse affirmation, négation d’une intuition qui permet au voyant de comprendre le pourquoi du comment. J’ai croisé des consultant(e)s qui jonglaient ainsi entre plusieurs identités, réfutaient systématiquement des prophéties qui ne leur convenaient pas, disant non à tout, et décrivant une vie n’existant que dans leur prolifique imagination.

Déni et mensonges endommagent la qualité d’une séance de voyance. Tout devient factice. Une séance de voyance n’est pas une scène de théâtre ou un jeu de rôles.

Il est question de tendre vers la vérité. Un consultant qui ment contribue à une séance de voyance ratée.

 

Ne pas chercher à faire plaisir à celui ou celle qui nous consulte

Bien entendu, je préfère prédire une issue heureuse, et que mes consultants me quittent souriants et soulagés du poids de leurs tourments.

Mais malheureusement, tel n’est pas toujours le cas, et les statistiques de la vie rendant proportionnels les échecs et les réussites, il m’arrive d’être « l’oiseau de mauvaise augure ».

Alors que faire ? Se taire ? Préférer ne rien prédire ? Il m’est impossible de ne pas décrire ce que je capte (sauf cas exceptionnels que j’ai détaillés dans un précédent article…..   Voyance Peut-on poser toutes les questions ? ).

Il m’arrive souvent de dire : « Vous allez me détester pendant quelques temps (le temps de digérer mes prédictions et d’admettre qu’elles étaient exactes), et puis après vous m’adorerez ! »

La vocation de voyance sans cette règle de base qu’est la sincérité de prédiction, me semble totalement futile et inutile.

 

Ne pas confondre séance de Voyance et séance chez le psy… Zen tu resteras

Oui face à certains débordements, il m’arrive parfois de me croire dans une caméra cachée, tant les propos ou les comportements de quelques consultant(e)s  semblent aberrants ou similaires à une séance de psychanalyse hystérique.

Il y a des cris, des crises, des colères, des larmes….Le consultant telle une baudruche transpercée déverse alors à mes pieds tout le venin (souffrance ?) qui dormait en lui.

Mais une voyante n’est pas psychanalyste et n’a pas la capacité de refermer les plaies des âmes. Une voyante même si elle vous entend, n’est pas là que pour vous écouter, une voyante même empathique n’est pas là pour vous dire ce qui est normal ou ce qui est anormal, ce qui est bon et ce qui est mauvais.

Une voyante ne doit pas juger, ou orienter ses prédictions en fonction de ses propres convictions. Une voyante doit prédire.

Beaucoup de voyants s’avèrent de bons conseillers, beaucoup de psychanalystes sont intuitifs, mais il s’agit bien de deux métiers distincts et en ce qui me concerne je ne suis ni psychologue, ni psychiatre, ni psychanalyste, je suis voyante.

 

Respecter ta voyante et tes consultants

Une voyante n’est ni un défouloir, ni une otage, ni un punching-ball, ni une martyre consentante.

Et si tout travail mérite salaire, et que tout paiement mérite contrepartie, il n’est pas question pour autant de ne pas se respecter mutuellement.

Il existe (parait-il) des voyants qui maltraitent leurs consultants (retards, engueulades, injures, intimidations, chantage, prédictions traumatisantes, extorsions d’argent…) et qui contribuent à décrédibiliser une profession souvent décriée.

Mais il existe aussi des consultant(e)s méprisant(e)s ayant oublié les règles élémentaires de politesse et qui nous parlent comme à leur pire ennemi. Pour ma part, j’ai vite fait de les recadrer et de leur rappeler ce qu’un minimum de courtoisie induit : si tu veux connaitre ton avenir, commence par me respecter/te calmer.

Très souvent, c’est leur stress qui les rend mal aimables, et après quelques mots d’excuse, la séance peut démarrer en toute sérénité.

Mais il y a les autres. Ceux qui continuent de mal vous parler, d’être agressifs, impolis. Ceux qui sont en guerre contre la Terre entière.

Mon intuition me permet heureusement de les détecter pour la plupart dès leur demande de rdv à laquelle, en toute honnêteté, je ne donne pas suite.

Et quand ils se retrouvent quand même face à moi, moi qui ne supporte pas l’impolitesse, je fais profil bas, je prédis, je prédis encore et toujours,  et j’ai hâte de les voir repartir.

 

Laisser le temps au temps. Savoir attendre que les prédictions se réalisent

Sur le principe, tous les consultants sont d’accord avec cette règle de base : le temps est une notion compliquée en voyance (surtout pour les retours affectifs) et admettent qu’il leur faudra (peut-être) patienter au-delà des dates prédites.

Mais dans les faits, l’impatience a souvent gain de cause sur leur sagesse.

Oui on peut dire à quelqu’un « C’est fini » et quelques heures plus tard faire l’amour ensemble, oui on peut dire « Tu me manques » et ne revenir que 6 mois plus tard. Et la voyante n’y peut rien, se retrouvant indirectement confrontée (et soumise) aux hésitations et  décisions d’autrui.

S’énerver après sa voyante, lui reprocher tout ce qui nous insatisfait dans notre vie, et lui intimer qu’on en peut plus d’attendre, ne sert à rien. Le temps reste le grand maître de notre destin et agit à sa guise.

 

Accepter les limites de la Voyance

Trop de voyance tue la voyance, trop de consultations de voyance enchaînées tuent la cohérence des prédictions.

La voyance doit rester rare, sélective, la voyance ne doit pas faire perdre de vue la magie des hasards de la vie.

Il ne faut pas tout prédire, il ne faut pas tout prévoir. Il y a un moment où la vie reprend ses droits sur la voyance, et c’est bien ainsi.

Accepter et espérer les surprises que notre destin nous réserve reste un bonheur exceptionnel, encore plus exceptionnel que l’est le don de voyance.

 

 


Contact auteur de l’article


Nathaly Bloch – Consultation de voyance

Rue Lecourbe – 75015 PARIS

06.33.45.86.06 –  www.nathalybloch.com


 

 

 

La Rédaction

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