Alexis Tournier : interview

Alexis Tournier exerce la profession de voyant depuis plus de 13 ans. Il vit à Lyon et donne des formations sur la voyance et les arts divinatoires à Lyon et à Paris. Il y a quelques années, il s’est prêté à des tests scientifiques et collabore étroitement avec IRIS Intuition Consulting, la première entreprise en France qui propose du consulting, notamment aux entreprises et aux décideurs, en utilisant la technique du Remote Viewing (vision à distance).

Alexis Tournier donnera une conférence sur le Remote Viewing et la voyance professionnelle lors des Journées IRIS du Remote Viewing qui auront lieu à Paris les 12 et 13 mars prochains. Il animera également un atelier destiné aux praticiens de la voyance, qu’ils soient amateurs ou professionnels.

Alexis Tournier, vous pratiquez la voyance depuis plus de 13 ans. Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

J’ai démarré dans ce métier assez jeune, motivé par la vocation très forte d’aider les autres avec la voyance que j’expérimentais depuis mon adolescence. J’ai d’abord rencontré des personnes installées dans le métier et ai reçu différents conseils et enseignements : certains ont été de merveilleux contre-exemples et d’autres m’ont amené rapidement à envisager les questions d’éthiques et de déontologie. En ce sens, ma rencontre avec Maud Kristen a été déterminante et plus tard, ma participation à des recherches menées par des étudiants de l’Institut Métapsychique International il y a 8 ans m’ont conduit à une approche scientifique de la voyance et des capacités de perception dite extrasensorielle. Mes études ont suivi une voie scientifique, et j’y ai trouvé de nombreuses réponses sur la nature réelle de la voyance, de comment celle-ci se manifeste, comment cela fonctionne d’une manière objective, etc. J’ai découvert le Remote Viewing à cette époque et j’ai participé dans la foulée à des projets applicatifs pour des entreprises et en archéologie menés par Alexis Champion, ancien directeur de l’IMI et fondateur de IRIS Intuition Consulting. Il y a deux ans, j’ai commencé à me former à une technique de Remote Viewing très spécifique que l’on nomme Controlled Remote Viewing ; c’est la technique utilisée par les militaires dans les fameux programmes d’espionnage psychique. Mon instructeur est l’Américain Paul Smith, qui a travaillé dans le projet d’espionnage intuitif Star Gate. D’ailleurs, il vient en France le 12 mars pour donner une conférence aux Journées Iris du Remote Viewing.

Ma vie professionnelle de voyant est aujourd’hui partagée entre des consultations classiques de voyance en face à face, plusieurs formations que j’anime sur la voyance et les arts divinatoires, et des projets de Remote Viewing dans lesquels j’interviens en tant que « viewer ». Chez IRIS I.C., je co-anime également des formations au Controlled Remote Viewing.

Qu’est-ce que le Remote Viewing ?

Le Remote Viewing, ou vision à distance en français, désigne une discipline permettant de développer l’intuition et les perceptions et d’ainsi obtenir des informations sur toute question qui peut être posée. Cette discipline englobe un ensemble de protocoles et de techniques qui ont été développés dans les années 70 aux Etats-Unis, sur la base des travaux scientifiques qui étudiaient le phénomène de voyance, principalement dans les laboratoires du SRI, du PEAR et de la Mobius Society. Certaines de ces recherches ont été menées dans le domaine civil (par exemple les travaux de la Mobius Society dirigée par Stephan A. Schwartz). D’autres ont été financées par des agences de renseignement (CIA, DIA…) qui désiraient ainsi créer une unité d’ « espions psychiques » : c’est le fameux programme Star Gate évoqué plus haut.

Faire du Remote Viewing, c’est percevoir des informations physiquement inaccessibles, de façon instantanée. Ces informations ne sont pas le fruit d’une déduction, mais d’une intuition. Le Remote Viewing est un travail de voyance en aveugle, sans communication d’informations préalables. Un test classique de Remote Viewing est celui consistant à décrire un lieu dont une photo se trouve enfermée dans une enveloppe par exemple.

Quelle est la différence entre un voyant et un Remote viewer ?

Les processus mis en œuvre sont les mêmes puisque dans les deux cas, il s’agit bien de voyance. Sauf que le Remote Viewing implique un travail en aveugle. Cela signifie que le voyant travaille sur des sujets dont il ignore tout et sur lesquels on ne lui donne aucune info.

Par exemple, dans un projet archéologique, si on cherche à localiser une sépulture, la seule information que l’on communiquera au viewer (si on lui en communique une !) est, par exemple, qu’il s’agit d’un lieu. La consigne donnée se résumera alors ici à « la cible est un lieu, décrivez ce lieu. » Le voyant ignore que la cible est l’endroit où doit se trouver une sépulture. Il peut même ignorer que la problématique est archéologique et ne sait pas plus que toute l’étude est commanditée par un archéologue. Le voyant décrit simplement ce qu’il perçoit sur la cible, cela peut durer de 15 à 90 minutes. Un moniteur, dont le rôle est fondamental, est présent pendant la session proprement dite ; il soutient le viewer, fait en sorte qu’il reste sur la problématique traitée et pose les questions nécessaires à l’obtention des informations ciblées.

La difficulté dans ce genre de travail est de ne jamais savoir, tout au long de cette description et jusqu’à la fin de tout le projet, si les flashs et les informations données sont valides ou non. Cela implique d’accepter de ne rien savoir de ce sur quoi on travaille. Quelque part, c’est assez spécial et troublant, surtout au début. Depuis je m’y suis habitué et je prends un peu cela comme un jeu. Cela ressemble à un travail sans filet : du début à la fin, personne ne vous dit si ce que vous dites correspond. Dans une consultation de voyance, le consultant intervient toujours à un moment dans l’entretien pour répondre au voyant et lui dire s’il est dans le vrai ou pas… La recherche scientifique montre que c’est le fait de travailler en aveugle qui permet d’obtenir les meilleurs résultats.

En tant que voyant, quel était votre intérêt de vous former au Remote Viewing ?

Il y a 8 ans, j’ai accepté de me prêter à des tests effectués par des étudiants de l’IMI. Sans le savoir, j’ai commencé à en faire en ignorant que cela en était. Ces tests consistaient le plus souvent à décrire le contenu d’enveloppes fermées. Dedans pouvaient se trouver des photos de personnes, des photos d’objets ou de lieux. Parfois les enveloppes étaient tirées au sort avant ou après l’expérience. Différents protocoles ont été testés, directement issus des recherches menées en parapsychologie scientifique et des travaux portant sur le Remote Viewing. Etant de culture scientifique, j’ai adoré ce travail permettant l’objectivation de la voyance. Comme cela marchait bien, en pratiquant ce genre d’expérience, je pouvais mesurer ce que j’étais réellement capable de voir par le biais de ma voyance d’une manière bien plus objective qu’en demandant par exemple à un consultant ce qu’il pense de ce que je lui dis. Aucune triche possible, aucun artifice, aucune communication verbale ou non-verbale, tout cela m’a finalement beaucoup appris sur la validité de mes perceptions et permis de comprendre le fonctionnement de la voyance et de mes mécanismes intuitifs.

Puis j’ai rencontré Alexis Champion (alors responsable à l’IMI) il y a 4 ans et demi. Rencontre déterminante puisqu’il recherchait des voyants acceptant de travailler en aveugle, pour des applications de Remote Viewing. Etant déjà sensibilisé à cette manière de travailler et après plusieurs tests, il m’a engagé sur ses premiers projets et une collaboration très étroite a démarré tandis qu’il ouvrait son entreprise de consulting utilisant le Remote Viewing : IRIS Intuition Consulting.

Sur quel genre de projets avez-vous travaillé ?

Les premiers projets sur lesquels j’ai collaboré ont porté sur des recherches archéologiques. Il s’agissait de donner des informations sur des artefacts pour lesquels des chercheurs avaient besoin de valider des hypothèses : provenance, fabrication, usage. Plus tard, j’ai eu l’occasion de travailler sur des localisations de lieux, des descriptions de scènes passées, toujours dans le cadre de recherche archéo-intuitive. Actuellement, je participe à un projet franco-américain de recherche et de localisation de grottes ornées. Ce projet mené conjointement par Alexis Champion et Stephan Schwartz fait intervenir une quinzaine de viewers, dont certains anciens militaires du programme Star Gate.

Mais plus généralement, au sein d’IRIS I.C., j’interviens régulièrement sur des problématiques d’entreprises puisque c’est la clientèle principale pour ce type de service. Il arrive également de travailler pour des particuliers. Par ailleurs, l’année dernière, j’ai participé à un gros projet commandité par un tribunal pour une affaire criminelle. Les informations fournies par IRIS I.C. ont alors permis de relancer l’enquête et d’éviter à l’affaire d’être classée.

Le Remote Viewing a-t-il changé votre pratique de la voyance ?

Oui, d’une certaine façon. La pratique du Remote Viewing m’a permis d’entrer au cœur des processus de voyance, de la voir se manifester, de l’analyser, de l’objectiver. Lorsqu’on travaille sur la description d’un lieu à distance dont on ignore tout et que l’on se rend ensuite sur place, je vous assure que l’on apprend beaucoup sur le fonctionnement de sa propre voyance, la nature de ses flashs, de leurs contenus. On comprend ses erreurs, ses interprétations, les filtres inconscients qui sont posés par la partie mentale et analytique que l’on a en soi. Cela m’a conduit à une plus grande vigilance dans mes consultations de voyance. Je pense avoir progressé sur la manière que je pouvais avoir d’interpréter mes flashs, ma façon de les dire, ma manière de les provoquer.

Le travail en aveugle très spécifique au Remote Viewing m’a confirmé l’idée que la voyance apparaît bien plus et bien mieux lorsqu’on ne sait rien de la personne qui nous consulte. Moins on en sait et mieux on voit, raison pour laquelle, lorsque l’on se trouve en face d’un consultant, la voyance se manifeste bien plus fortement en début de consultation qu’en fin. En Remote Viewing, c’est le contraire : plus on avance dans la session, et plus la voyance est riche et précise. Cela fait réfléchir sur la manière de pratiquer.

Quelle est votre vision de la voyance ?

Le métier de voyant est un métier spécial car il n’est soumis à aucune réglementation, ni organisme de contrôle. La seule obligation est celle d’être déclaré auprès des services fiscaux ce qui permet d’exercer légalement. Mais comme aucune instance de vérification n’existe, cette profession est soumise à toutes sortes d’abus commis par des gens sans éthique qui font commerce de la voyance sans être formé ou ne serait-ce que doué pour cela. Toutes ces dérives ont tendance à faire oublier qu’il y a malgré tout d’honnêtes praticiens qui exercent leur talent avec cœur et professionnalisme.


Souvent, ce sont des passionnés qui se sont lancés, indépendants et autodidactes pour la plupart, puisqu’il n’existe pas d’école ni de centre de formation pour devenir voyant. Mais j’observe depuis plusieurs années qu’un grand nombre de voyants souffrent de solitude et d’un manque chronique de considération sociale. C’est un métier exigeant dans lequel il est de plus en plus difficile de se lancer et même d’exister ! J’ai connu des professionnels désabusés et déprimés, déçus et sans savoir vers qui ou vers quoi se tourner. En ce sens, bien des choses mériteraient d’être faites pour fédérer et organiser cette profession…

En attendant de voir émerger une structure sérieuse capable de tisser du lien entre ces professionnels, de proposer des conseils, des chartes professionnelles intéressantes, le Remote Viewing propose une approche des capacités de perceptions que les voyants professionnels peuvent d’ores et déjà utiliser. C’est la première fois, au fond, que des techniques et des méthodes de travail directement issues de travaux scientifiques peuvent être reprises par des professionnels pour améliorer et optimiser ce qu’ils font.

Le 13 mars 2011, vous animerez justement un atelier de Remote Viewing destiné aux praticiens de la voyance. Pouvez-vous nous en dire plus ?

L’idée est de présenter à mes confrères et consœurs et à tous ceux qui font des consultations en amateur, ce qu’est ce fameux Remote Viewing, comment ça marche et comment on peut le pratiquer. Je crois que les praticiens de la voyance peuvent beaucoup apprendre sur leurs propres mécanismes intuitifs.

Après une courte partie théorique, il y aura une partie pratique dans laquelle je proposerai des exercices directement issus des recherches et des protocoles proposés par le Remote Viewing. Chacun pourra les faire et comparer immédiatement ses résultats aux cibles choisies. Je donnerai des conseils permettant de bien reconnaître les informations intuitives valides des autres informations, qui ne le sont pas toujours et qui ressemblent à des flashs de voyance.

C’est un atelier court de 4 h qui permet une découverte de la technique laquelle, réemployée ensuite dans le quotidien des consultations, contribuera assurément à optimiser le travail des praticiens pro ou amateurs de la voyance.

La technique du Remote Viewing permet au praticien d’améliorer et d’optimiser les capacités qu’il a déjà.

 

Alexis Tournier

Journée de conférences : Samedi 12 mars à partir de 9 heures avec conférence d’Alexis Tournier à 11 heures.

Atelier : Dimanche 13 mars à 17h30

téléphone04.37.64.63.08.

adresse mailSite Internet d’informations et inscription aux conférences & ateliers

adresse mailSite Internet d’Alexis Tournier

 

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La Rédaction

Equipe rédactionnel du site Guide de la Voyance à votre écoute.

Contact : 01.75.43.91.17

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