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Le Tarot est un outil de Connaissance de Soi pour fabriquer son futur

Par Angélique

François Villeneuve

François Villeneuve, Tarologue réputé pour son sérieux, dépoussière les clichés sur la Voyance. Loin des faux-semblants et du politiquement correct, il se livre sans détour pour le Guide de la Voyance.

Interview.

Vous avez fait de hautes études et vous avez choisi d’être Tarologue. Quelle est la passerelle qui vous a fait changer de cap ?

J’ai été appelé par Le Tarot. Je m’étais retrouvé à Johannesburg quand j’avais 24 ans, en admiration devant un jeu de carte dont je ne comprenais absolument rien. Je trouvais juste les dessins très joli et merveilleux. Je les ai pris et j’ai commencé à jouer avec, en mode récréatif, avec des amis.

Puis, je me suis pris au jeu et j’ai commencé à me documenter. Petit à petit la passion est venue.  Je tire toujours avec le même jeu depuis douze ans. Bien sûr je le renouvelle régulièrement mais c’est toujours la même iconographie.

Lorsque mon jeu est vraiment épuisé ou mort, je le change. Idem quand il est triste aussi, parce qu’il rappelle des circonstances quand on vous l’a offert ou quand vous l’avez acheté. Quand le jeu est trop chargé ou quand il n’a plus d’énergie, j’ai tendance à donner certaines cartes, certaines arcanes aux gens que j’aime bien ou à des bons clients, celles qui leur correspondent le mieux.

L’utilisation du Tarot, en lui-même, avec  l’aide à la personne est venue de la manière suivante : A l’époque, je dirigeais une très grosse PME sur Paris et le PDG me dit : « voilà dans dix ans tu pourras être comme ça ».  J’ai eu une sorte de choc. A l’époque, la voyance était quelque chose de récréatif. Je jouais avec les tarots comme on fait de la musique. Je me suis rendu compte que je ne souhaitais pas que ma vie soit comme ça dans dix ans.

Comme j’avais été expatrié pendant une dizaine d’années, je voulais retrouver ce goût du voyage et cette liberté que vous confère l’étranger. L’avantage d’être à mon compte et de vivre des Tarots m’a permis par la suite de re voyager et de faire un tour du monde. C’est ce côté quête de liberté et surtout en vivant de quelque chose qui m’a passionné et qui me passionne toujours. Aujourd’hui je fais partie des chanceux qui peuvent dire « je vis de ce que j’aime ». 

"Je reste un amoureux du Tarot et un amoureux de mon boulot."

On ne sait jamais sur quelle problématique, ni sur quel consultant on va tomber. C’est aussi ce plaisir de l’inconnu qui est excitant.

Qu’est-ce que le Tarot ? Quelle est la différence entre la Voyance et la Tarologie ? A quoi sert le Tarot ? Quelle sorte de Tarot utilisez-vous  et pourquoi ?

Je vais essayer de répondre à vos questions en une fois. Outre leurs vertus divinatoires, les Tarots permettent d’avoir une parfaite connaissance ou maîtrise de son environnement.  Par exemple, de son état d’esprit, de sa quête initiatique, de connaissance de soi. C’est aussi la connaissance de l’autre et c’est la connaissance d’une situation.  Ces paramètres de connaissance permettent au consultant de fabriquer le futur.

Les Tarots n’aiment pas ce côté fatalité ou destin tout tracé. Ils sont trop riches pour se contenter  d’une acception aussi simple. J’aime bien mettre le consultant face à ses choix et face à ses responsabilités pour qu’il puisse lui-même fabriquer son futur.

Côté divination, le Tarot peut annoncer à un consultant tout ce qu’il ne maitrise pas. Prenons l’exemple d’un consultant qui cherche un boulot. Si les cartes montrent une inertie totale de sa part, la réponse sera « jamais ». Tout simplement parce que le consultant n’est pas dans une démarche de recherche. En revanche, les Tarots peuvent tout de même annoncer : « tiens, vous avez un poste clé. Vous allez vous faire chasser par un chasseur de tête ». La divination intervient là.

C'est-à-dire que le consultant n’est pas dans une dynamique de changement, il ne se donne pas spécialement les moyens. On peut annoncer des évènements qu’il ne maîtrise pas.

Pareil pour le fameux coup de foudre. A la question : « Quand est-ce que je vais faire une rencontre ? » le Tarot indique que vous allez faire une rencontre dans ce type de circonstances là.  En revanche, dans une situation prédéterminée : « Je suis en couple avec monsieur X, que voyez-vous ? » On va analyser l’état d’esprit des deux protagonistes, la situation présente et on va présenter au consultant des voies. Si vous continuez dans votre entêtement, voilà ce qui va se passer, si vous voulez que l’histoire marche, voilà ce que vous devriez faire. C’est là où on intervient vraiment, c’est là où le Tarot est riche.

J’aime bien cette vision rationnelle de la Voyance, dans le sens où le Tarot va énormément responsabiliser le consultant. A l’origine, si on lui enlève ses capacités ludiques, le Tarot devient un véritable outil de connaissance de soi. Dire que le destin est déjà écrit est un cliché un peu facile. La vie ou les rapports humains sont beaucoup plus complexes que d’aller d’un point A à un point B. Le seul point dont on est sûr dans la vie, c’est la naissance et l’autre, c’est la mort. Pour moi c’est ça A et B.

Le Tarot est-il réservé à ceux qui sont plus intellectuels ? Est-ce un support de Voyance ou uniquement une analyse du sens et de la forme ?

Je suis choqué d’entendre certaines personnes dire qu’elles ont une approche uniquement intuitive du Tarot. C’est méconnaitre l’origine et la manière dont cet oracle a été fabriqué. Je devrais même dire « ces oracles » car il y a énormément de Tarots différents.

L’approche uniquement intuitive du Tarot n’est pas bonne. Les cartes du Tarot sont empreintes d’une symbolique qui est forte, faisant références à la religion, à l’Egypte antique, à la Franc-Maçonnerie. Les sources sont vraiment multiples.  Une connaissance intellectuelle globale des circonstances qui ont trait à la naissance des oracles est essentielle.

Très souvent, les gens vont aussi tirer avec des arcanes majeurs, parce qu’il y en a peu : vingt-deux. On va trop vite. La richesse du Tarot provient justement dans sa myriade de détails. Il faut les connaître.  C’est trop simple de dire, par exemple que le bateleur c’est un nouveau départ. C’est facile de dire que l’empereur veut aller tout droit.

On peut avoir une approche intuitive. Tout le monde est capable de regarder les images et d’en faire une interprétation personnelle qui ne s’éloignera pas de la réalité.

 

"La richesse du Tarot provient de sa complexité."

 

Prenons l’exemple de l’Astrologie. Tous les astrologues que je connaisse ont tous fait des études supérieures. L’Astrologie et la Tarologie sont complexes. Le bagage universitaire ne peut être qu’un atout pour les apprendre au mieux. Cela ne remet pas en question les gens qui n’ont pas spécialement de parcours. Simplement, on va être dans une démarche d’apprentissage ou de restitution, avec des capacités analytiques que les études permettent d’appréhender au mieux.

Le Tarot peut-il donner une indication de temps ?

Le Tarot peut donner une indication de temps dans deux fenêtres. On peut juger de la rapidité ou de la lenteur. Et j’aime bien les lier à leur couleur. Vous ne trouverez pas cette information dans les livres.

Comme tout bon juriste que je suis, j’ai toujours une approche en entonnoir, du plus large au plus précis. Je regarde si c’est loin ou pas loin. Si c’est loin, je vais dire au consultant que ce n’est pas dans l’année. Quand je vois une notion de proximité, je vais me prononcer en saison.  On parle d’évènement majeur bien sûr, pas pour savoir quand monsieur X va me rappeler. C’est plus une question sur une date de rencontre.

J’évite les tirages trop complexes. Je préfère parler de tendances. Avec les cartes qui vont être un petit peu tièdes, je sais qu’on va se situer vers la fin du printemps, ou au début de l’automne. Si les cartes sont très chaudes, c’est l’été, si elles sont froides, c’est l’hiver.

Généralement, pour la tiédeur, ce sont des cartes que je vais retrouver sous le signe des deniers.  Elles ont des vertus automnales. Les épées vont davantage être des cartes froides, des cartes d’eau. Tout ce qu’on va retrouver dans des coupes vont matérialiser l’été ou des saisons chaudes.

Quelle est la différence entre connaître les lames du Tarot et les comprendre ?

C’est un peu mon cheval de bataille. Lorsque j’étais étudiant en 1ère année de droit, je galérais pendant le premier semestre. Un jour, j’ai eu la chance de rencontrer un des plus grands professeurs de droit public de France. Il m’a dit « tu essayes d’apprendre le droit sans le comprendre ». Il m’a juste donné deux, trois outils de pensée qui ‘mont permis d’avoir une vision totalement globale de mes cours. Lorsque j’ai abordé les Tarots, j’ai d’abord essayé de connaitre les lames et ensuite de les comprendre.

Généralement, les gens ont tendance à lire les Tarots. Ils les connaissent, ce sont de grands techniciens. Ils vont lire les cartes de manière mécanique. En fait, il faut regarder le tirage globalement. Est-il plutôt positif ou plutôt négatif ?

 

"Les Tarots doivent pouvoir se lire comme une bande dessinée."

 

Ils racontent une histoire. Les gens lisent l’histoire mais ne comprennent pas le sens un petit peu caché. On va comprendre pourquoi cette lame est ici. Qu’est-ce que cette lame veut dire par rapport à la situation du consultant.

D’autre part, le tarologue a toujours tendance à rechercher le bien dans tout tirage. C’est pour cela qu’il est important d’avoir l’essence même du tirage, avant de connaitre les lames.

Les Tarots c’est une bande dessinée. Où on lit les bulles cases par cases, ou on essaye d’avoir une vision d’ensemble et du sens réel que veulent renvoyer les cartes. Cela s’apprend par la pratique. Il faut prendre la première perception qu’on a du tirage du Tarot, que ce soit positif ou négatif et ensuite on avise.

Il y a toujours un message dans un tirage de cartes. Il faut savoir le décrypter.

François, vous avez beaucoup voyagé. Avez-vous remarqué des différences dans la manière d’aborder les Tarots dans le monde ?

Oui. Le plus marquant est au Etats-Unis et dans les pays Anglo-Saxon. Je ne vais pas le résumer aux Tarots mais plutôt au côté Voyance en général. Aux Etats-Unis, les Voyants ont pignon sur rue avec des enseignes au néon sur lesquelles sont inscrites « Tarot Reading ». Ce n’est absolument pas honteux de rentrer dedans.

Là-bas, la Voyance est considérée de deux façons : pour le fun. Il y a un aspect un peu moins grave de la vision telle qu’on peut l’avoir en France, en Europe ou dans les pays à racines latines, ou même les pays du Maghreb.

En revanche, ce qui est très intéressant, c’est que là-bas, ce n’est pas du tout honteux comme en France où on n’ose pas trop dire ce qu’on fait. A chaque fois que je disais que j’étais Tarologue, les gens se montraient tout de suite passionnés.  Ils n’étaient pas narquois ou ne me traitaient pas d’escroc.

En France, quand je suis avec des amis ou avec des gens que je ne connais pas, je fais toujours attention, même si j’ai une réputation de sérieux.  Les clichés ont la dent dure en France.

Ce que j’ai beaucoup aimé sur la côte pacifique, c’est qu’ils vont aussi faire appel à l’énergie de la Terre, aux esprits de la Nature. C’est différent du chamanisme qui est assimilé aux indiens. Les Voyants sont aussi guérisseurs là-bas. Si vous allez au Japon, la Voyance est considérée comme étant super sacrée. En Inde, vous avez des oracles officiels. C’est quand même malheureux qu’en France ce ne soit pas le cas, alors que nous avons les plus grands Voyants du monde, avec Nostradamus, avec Mlle Lenormand et Philibert Bellin qui a vulgarisé les premiers travaux de Tarots en leur donnant un aspect divinatoire.

Comment se déroule une consultation ? Vous préférez la consultation en face à face ou par téléphone.  Laquelle est la plus évidente pour vous ?

Dans une consultation de suivi, le téléphone est parfait. La consultation par téléphone est accessible, rapide et simple.

 

"J’aime beaucoup la consultation en face à face."

 

Elle dure 1h à 1h30 et on aborde tous les sujets. Le consultant est tranquille pendant une bonne année, avec toutes les décisions à prendre et les choix auxquels il va être confronté.

Par téléphone on me demande si ça marche parce que c’est moi qui tire les cartes. Cela doit faire partie des choses inexplicables. Bien que j’ai été réticent au début, Je me suis rendu compte qu’on arrivait à avoir des résultats, à ma grande surprise. Je ne l’explique pas.

Est-ce un échange de fluide, de magnétisme, est-ce que c’est de l’intuition, une part de médiumnité que je refuse ? Cela fait partie des questions que je me suis posé et auxquelles je n’ai pas envie d’apporter une réponse ; Parce que j’ai tellement appris et bossé les tarots que ce côté rationnel me rassure. Je me dis que j’arrive à lire l’avenir parce que j’ai appris les Tarots, que je les comprends et que je les maitrise.

Quelle est votre déontologie ?

Je veux en savoir le moins possible sur le consultant. Juste le prénom, la date de naissance. Si je ne suis pas dedans au bout d’une minute, je rembourse et je refuse la consultation. Je n’essaye jamais de retomber sur mes pieds.

Je ne favorise absolument pas l’addiction. Je ne fais pas de magie noire. Je ne fais pas de retour amoureux. Je parle de tout.

Vous enseignez. Dans quel état d’esprit abordez-vous l’enseignement du Tarot ?

De la manière la plus ludique et la plus sympathique possible. Les Tarots sont considérés avec un côté grave et mystique. C’est important de démystifier tout ça. J’aime bien créer des groupes où l’on s’amuse. Tout le monde n’a pas vocation à devenir Tarologue.

On peut apprendre des choses parfois graves et lourdes de sens mais tout le temps avec une certaine forme de légèreté. Je pense que la vie doit aussi être appréhendée de manière légère. J’essaye d’être le plus didactique possible, pour aller droit à l’essentiel, pour que les gens puissent faire leur premier tirage au bout d’une journée.

Avez-vous des projets ?

Je suis en cours d’écriture du livre « Enseigner les Tarots » Et d’un roman « Ils seront une fois » où on vit les aventures du bateleur. Il va voguer au gré des XXI autres arcanes du Tarot. En janvier j’ai effacé volontairement 267 pages. J’avais inclus trop de personnages.

Quelles sont vos analyses  pour les élections présidentielles de 2017 ?

J’ai écrit un article sur le sujet et je suis en train de réviser ma position par rapport à Manuel Valls et à Emmanuel Macron.   François Hollande sera dans l’incapacité de se représenter. Vu l’engouement autour de Emmanuel Macron, cela ne me surprendrait pas que ce soit la figure de gauche. On peut se retrouver avec Juppé et Marine Lepen au deuxième tour. Je suis convaincu que Sarkozy se présentera quand même, en dépit d’avoir été battu à la primaire.  Il se présenterait en tant que chef de parti. Alain Juppé se poserai en rassembleur avec un mouvement de droite et du centre.

 

A mon sens, Victoire de Juppé au second tour. 

 

En 2014, j’avais vu le changement de nom pour l’UMP.

Que pensez-vous des plateformes de voyance ?

Tout et son contraire. On peut trouver des praticiens très sérieux et extraordinaires, tout comme on peut trouver des gens qui font du mal à la profession.

Par exemple en entrainant à l’addiction ou dans des consultations à rallonge. Quand on regarde les deux acteurs majeurs du secteur que sont Kang ou Wengo, ça reste des plateformes qui sont extrêmement sérieuses dans le recrutement de leur collaborateur et dans la gestion des clients.

Aujourd’hui, je pense que c’est un moyen de rapidité pour avoir accès à une information spontanée, sans passer par toutes sortes d’intermédiaires.

Après, c’est au consultant de bien faire son choix par rapport au praticien qu’il va sélectionner. Il faut surtout se méfier des offres cachées. Il y a des cabinets peu scrupuleux qui vous font miroiter des consultations gratuites qui, au final, ne le sont que très rarement.

Que pensez-vous de votre médiatisation ?

Je ne suis pas très connu. Je pense que j’ai une bonne réputation aujourd’hui dans le secteur. On fait un métier où on est dans le secret donc je ne cherche pas les spotlight. S’il devait il y avoir un jour médiatisation, ce ne serait pas sur moi en tant que Tarologue mais pour montrer le sérieux de certains praticiens dans leur carrière.

Il y a très peu de messages publics qui montrent que des praticiens ont travaillé une mancie. La médiatisation, ce serait plus pour lutter contre les clichés. On peut prodiguer une aide et une certaine forme de guidance aux gens sans chercher pour autant à abuser d’eux. 

C’est surtout le faire dans un cadre sérieux et précis. L’ensemble de la profession est très souvent honnête.
Etes-vous toujours en recherche ? Quel est votre but ?

Je suis jeune. Je suis toujours en recherche de mon Moi. Je pense qu’on est toujours en quête permanente. J’aime bien la notion de quête. C’est d’ailleurs comme cela que je vois ma vie, une quête d’honnêteté avec soi-même. Mon but est d’essayer de rendre heureux les gens qui m’entourent.

Quel est le message que vous souhaitez donner à ceux qui vous lisent ?

Tout n’est pas forcément écris. C’est bien de ne pas subir et de devenir maître de sa vie et de son destin.

 

François Villeneuve

Tarologue et voyant

Consultation en cabinet et par téléphone

téléphone PARIS - CANNES - NICE

sitewww.francoisvilleneuve.com

 

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Publié le Lundi 16 Mai 2016